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 Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy

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Pègre
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Message#Sujet: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Sam 17 Fév - 15:28

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Bon d’accord. J’avouais. Je n’étais pas l’escroc la plus maligne du monde tout le temps. Parfois, je faisais des erreurs, et quand ça arrivais, malheureusement, je faisais tout pour user de mes charmes. Mais là ce n’était même pas parce que j’avais essayé de rouler quelqu’un que je me retrouvais au MACUSA dans une mauvaise situation.
Disons juste que j’avais lancé un sort de façon un peu trop visible, et voilà. Je n’avais pas fait attention, comme une idiote. Cela arrivait, et je savais que j’allais sûrement devoir en payer un brin les conséquences.
Zut. Je n’aimais pas ça, c’était mauvais pour les affaires.

Mais la chance me sourit. Face à moi arriva celui qui semblait s’évertuer à vouloir me relâcher à chaque fois. Je n’avais aucune idée de pour quelle raison Percival Grimes en personne me laissais en paix. Peut-être mon charme naturel. J’étais très jolie après tout, je devais lui plaire. Ou alors il avait d’autres chats à fouetter. J’espérais que c’était la première solution. Se mettre quelqu’un dans sa poche, surtout quelqu’un comme lui, juste avec un sourire… C’était parfait pour une arnaqueuse comme moi.

Alors, quand il se posa devant mes yeux, je lui fis mon plus grand sourire.

- Bonjour…

J’oubliais un instant que je devais avoir l’air misérable, vulnérable, effrayée, tout ça, aussi me dépêchais-je de prendre un air de chien battu. Je m’entraînais souvent à faire ça pour me sortir d’affaire quand je pouvais !
Peut-être que c’était ça aussi qui marchais ? Je ne savais pas.

- Je vous jure que je ne voulais pas qu’un non-maj me voit. Je ne recommencerais plus. Vous me connaissez...

Et maintenant je tentais le coup des yeux qui papillonnent, tout ça tout ça. Je n’avais aucune envie de finir enfermée, ou pire… Ça ne me ravissait pas du tout.
C’est pour ça que j’essayais de faire tout pour attirer ses faveurs.
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Macusa
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Dim 18 Fév - 8:58


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
L

e choix de Gellert de s'approprier l'apparence du directeur de la sécurité magique du MACUSA n'avait rien d'anodin. Il ne s'agissait pas seulement d'adopter un poste d'importance et de privilèges, qui lui permette de faire avancer ses pions avec plus de rapidité et d'efficacité, c'était aussi l'occasion de poursuivre dans l'ombre sa quête de nouvelles recrues pour grossir des rangs déjà bien complets... mais on est jamais assez nombreux quand on oeuvre à son service, après tout, non ? Le bureau qu'il occupait était un véritable vivier à adeptes potentiels et convaincus, et Gellert n'hésitait pas à mettre tous les moyens nécessaires de son côté quand l'un ou l'autre sbire éventuel lui semblait revêtir un potentiel intéressant. C'était notamment le cas de la jeune femme qu'il devait rencontrer à présent, après une nouvelle effraction. Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans son bureau, et les fois suivantes, sous des prétextes parfois discutables, il avait toujours décidé de sa relaxe. Une manière de s'assurer qu'elle lui soit redevable... Bien que l'électron libre qu'elle lui donnait le sentiment d'être paraissait ne se laisser que difficilement manipuler ou donner des ordres. Qu'importe, il n'avait pas fini, encore, d'examiner le terrain. A peine entrée dans son bureau et les salutations faites, elle ne manqua pas de se justifier, petit air charmeur puis de chien battu sur le visage. La demoiselle était très bonne comédienne. C'était un autre avantage dont il apprécierait de tirer bénéfice, même s'il était bien insensible à ses charmes... tout comme il était bien incapable de se laisser apitoyer par qui que ce soit... Pour cela, il faudrait qu'il soit capable de la moindre empathie.

-Il devient de plus en plus difficile de vous croire, mademoiselle Marston
, répondit simplement Gellert, indifférent aux pourtant charmants yeux de biche de la demoiselle, sur un ton qui ressemblait plus à celui de la conversation qu'à celui de la menace. A vrai dire, je commence à m'interroger sur vos véritables intentions...

Ca, ce n'était pas totalement faux, en effet. C'était aussi ce qu'il attendait de ce nouvel interrogatoire, comprendre réellement les motivations et les aspirations de son interlocutrice, afin de s'assurer qu'elles puissent convenir aux siennes. A l'heure où le secret magique international était plus menacé que jamais, des épisodes du genre étaient moins qu'anodins. Et ils avaient tout pour satisfaire aux projets du mage noir sous couverture.


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Pègre
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Lun 19 Fév - 22:05

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Bon certes. La situation n’était pas tragique, mais restait tout de même périlleuse. Ah, comme j’aurais dû faire attention avant de me faire attraper. Pendant un instant, j’imaginais déjà Cyrus se moquer de moi dans le cas où il me verrait arrêté au MACUSA.
Pour le moment je ne l’avais pas croisé, heureusement.

Assise, j’essayais d’amadouer le gentil homme que pouvait être ce Grimes. En espérant que cela serve. Pour le moment ça avait montré ses preuves.
Mais cette fois, il était plus réticent. Je fis la moue. Zut. Je n’aimais pas quand il m’annonçait ça. Bien sûr que si que c’était facile de me croire ! J’étais un ange. N’avait-il pas vu mon auréole ? Enfin, sinon j’étais hm… Je ne sais pas. Je ne connaissais pas grand-chose aux créatures magiques pour en citer une bien innocente.

- Oh, vraiment ? Comme c’est dommage…

Pire encore, l’homme face à moi, qui me semblait soudain moins sympathique osa me questionner sur mes intentions. Je me mordis les lèvres. Heureusement que j’avais l’habitude de mentir, sinon cela aurait été difficile de trouver un bobard rapide à l’instant.
Que diraient mes parents si je finissais par avoir des problèmes ?
Mais je me fichais de mes parents sur l’instant, je devais trouver mes intentions. Mes fausses véritables intentions.
Flûte.

- Ce n’était qu’un petit sort… Vous n’auriez même pas dû me voir !

Petit sourire contrit. J’éludais la question.
Seulement, je savais que ça ne plaisais pas forcément, ce genre de comportement, aussi me dépêchais-je de répondre.

- Mes intentions quant à elles, sont totalement pures, je vous le promets.

Je lui fis mon plus grand sourire d’innocence, espérant même que soudain me pousse des ailes et une auréole, une vraie.
Histoire de cacher les cornes de la démone que j’étais, de cette sorcière criminelle que je ne pouvais m’empêcher d’être. Ce n’était pas de ma faute si j’adorais les non maj au point de les tester.
Mais ça, je ne pouvais décidemment pas le dire. Je n’avais pas envie d’avoir de problèmes.
Après, je me demandais un instant si cet homme était plus qu’un simple sorcier. J’aurais tout donné pour que Grimes ne soit pas un legilimens. Cela aurait été contrariant.
Mais j’en doutais.

- Ce n’est que des évènements malencontreux qui ont fait que vous me croisiez ici. Juré !

Grand sourire, à nouveau. Paillettes et étincelles, je ne voulais pas qu’il me croit coupable réellement. Et puis, je n’étais pas si méchante.
J’aimais juste m’amuser.
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Macusa
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Mar 20 Fév - 15:27


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
P

etit sortilège ou non, cela ne changeait rien au bout du compte. Si un Moldu était témoin d'un acte de sorcellerie, alors il s'agissait d'une infraction grave au code du secret magique international. Le MACUSA était intraitable à ce sujet... Gellert, en revanche, pouvait se montrer bien plus conciliant... Et ce n'était pas pour rien qu'il avait déjà relâché la jeune femme à plusieurs reprises alors que la déontologie de Graves devrait en toute logique le dissuader d'actes de ce genre. Ce pouvait saper sa crédibilité, d'une certaine manière, mais il prenait garde à ce que des cas comme celui de la jeune femme restent isolés. Mais pour cela, il fallait tout de même faire montre d'un minimum de prudence. Bref, la défense de la demoiselle ne tenait pas, mais ce n'était de toute façon pas ce qu'il souhaitait entendre, il voulait l'entendre parler plus longuement de ses intentions, si tant est qu'elle en ait réellement et pour peu qu'elle rejoigne les siennes... Et elle n'y semblait pas encore décidée. Logique, en même temps, si aveux il devait y avoir, ils ne pouvaient pas s'extorquer si facilement.

-Vous semblez en effet bien malchanceuse,
répondit Gellert dans un sourire entendu.

Il n'avait pas l'intention de tenir le rôle du "mauvais flic" qui par son discours ou son attitude pourrait fermer son interlocutrice comme une huitre. Jusqu'ici ils avaient su bien s'entendre, avant tout parce que le mage noir se montrait très conciliant avec elle, outrepassant par la même ses fonctions (de l'avantage de n'avoir presque aucun supérieur hiérarchique - à l'exception faite de la présidente Picquery, qui lui faisait, à tort, une confiance aveugle), ils n'avaient pas forcément envie que cela change. Disons que ce serait totalement contreproductif.

-Vous affirmez donc que cet événement était accidentel, comme tous les autres...
Il marqua une légère pause. Accident ou pas, par les temps qui courent, vous comprendrez que nous ne pouvons nous permettre aucun débordements. D'aucuns pourraient croire que vous alimentez la crise actuelle.

Et à sa manière, elle l'alimentait peut-être, même si la crise, à son échelle, était bien rapidement jugulée, dans tous les cas, il comptait quérir son opinion sur la situation actuelle, qui mettait en péril un secret précieusement conservé par les sorciers de siècle en siècle. A tort.


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Pègre
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Ven 23 Fév - 11:02

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Je sentais bien qu’il se moquait presque de moi, à m’entendre me plaindre de ma malchance. Je savais que ce type était assez intelligent pour voir que tout cela n’avait pas du tout attrait à une question de chance. Quoique. J’avais jamais demandé à me faire voir ! Je ne savais pas qui m’avait vu, vu le coin où je trainais, mais j’étais sûre que c’était les poubelles qui avaient parlé. Parce que y avait que ça, où j’étais. Des poubelles.
Alors sûrement que les déchets avaient dit « c’est Judith, c’est Judith ! ».
On était dans le monde magique, je suis sûr qu’il existait des sorts pour faire parler les objets. On avait bien des lettres parlantes, hein.

Mais bon, c’était pas ma faute, j’avais été sûre d’avoir été prudente cette fois.
Je continuais de papillonner des cils du coup. De faire celle qui était innocente votre honneur, je vous le jure. C’était pas moi, enfin si, mais c’était pas à cause de moi. Voyons.
Mais dans tous les cas, cette fois, messire Graves n’était pas d’humeur à me relâcher de suite, et me suggérait même que mon but était d’aggraver la crise.
Je lui fis un grand sourire.

S’il y avait bien une chose que je n’avais pas envie de faire, c’était ça.
La crise ne m’intéressait pas. Sauf les fidèles de Salem, eux ils étaient rigolos. Mais pour le reste, ceux qui suivaient d’autres dans leurs méfaits, ce n’était pas de mon ressort.
Eh, j’adorais ma liberté, hein.
Suivre quelqu’un parce qu’on a les mêmes idées ? C’était très peu pour moi.

- Pas du tout ! A vrai dire, il est vrai que j’ai un petit intérêt pour les non-majs, mais sinon… Toutes ses histoires de sorciers évadés, ou même des gens qui parlent que le secret est menacé ou quoi… Non ce n’est pas ma tasse de thé.

Et j’étais sincère.

- Moi disons juste que ma malchance tiens d’intentions tout à fait personnelles et nobles

Et ça c’était presque aussi sincère.
Je veux dire, je savais que j’étais pas noble du tout. J’étais même pas si gentille que ça. Mes parents apprendraient mes manigances qu’ils seraient choqués.
Mais je m’en fichais bien.

- Alors vous voyez, c’est une pure coïncidence et de la malchance. Je nourris rien du tout.

Je répétais bien le mot « malchance ». Je me disais qu’à force ça rentrerait dans sa tête.
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Macusa
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Mar 27 Fév - 0:04


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
L

a jeune femme se défendait d’avoir quelque intérêt que ce soit dans le fait d’alimenter la crise actuelle. Ce discours n’étonnait pas outre mesure le mage noir, qui ne s’était pas attendu, quelle que puisse être l’opinion de la demoiselle, qu’elle l’exprime trop légèrement à l’heure où le MACUSA était sur les nerfs. Il en faudrait donc bien davantage pour se faire une opinion définitive sur son interlocutrice, mais il devait bien reconnaître, d’office, que sa façon de se défendre était déjà, quelque part, assez culottée. En Amérique, il n’était pas de bon ton que d’exprimer le moindre intérêt à l’adresse des no-majs, même si cet intérêt devait exister bel et bien. Gellert était convaincu que Judith ne devait pas être la seule (même si, à titre personnel, il peinait à comprendre qu’on puisse accorder crédit ou attention à une communauté inférieure qui ne devait susciter un semblant d’intérêt que dans l’optique de l’éradiquer une bonne fois pour toutes), mais ces choses-là ne se disaient pas. L’on savait, surtout quand on occupait un poste comme le sien, qu’une simple conversation d’usage avec un no-maj pouvait d’ores et déjà être taxées de suspecte, alors il fallait savoir faire preuve d’une infinie prudence. Prudence dont Judith semblait manquer quelque peu… ce qui n’était pas pour déplaire complètement à Gellert, au passage. L’homme ne remettrait sans doute pas en cause le caractère personnel des motivations de la jeune femme, qui semblait pour le moins évident, mais pour ce qui était de leur innocence, c’était une tout autre affaire, et il comptait sur cette conversation pour en juger une bonne fois pour toutes.

-Et quelle sorte d’intérêt portez-vous aux No-majs, exactement ?
l’interrogea-t-il, faisant volontairement, bien sûr, abstraction du reste de l’argumentaire de son interlocutrice.

Il n’était pas exclu qu’il y revienne plus tard, bien sûr, mais chaque chose en son temps. A l’heure actuelle, il s’intéressait avant tout à la réponse que la jeune femme aurait à donner à cette question, dans tous les cas, elle ne serait pas anodine et pourrait avoir un réel impact sur la suite de leur conversation. Le regard qu’elle portait sur la communauté non magique pourrait en effet très directement influencer la suite de leur discussion, ou au moins la manière dont le mage noir orienterait cette dernière. La jeune femme saurait-elle servir leurs intérêts – ses intérêts serait plus juste ? Tout se déciderait peut-être au cours de ce petit « interrogatoire », à moins qu’elle ne choisisse d’insister.



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Pègre
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Jeu 1 Mar - 10:56

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Je savais pas ce qu’il y avait dans la tête de ce type. Je n’étais pas legilimens, et la seule capacité que j’avais, c’était mon métabolisme extraordinaire me permettant de manger autant que je voulais – enfin presque… - . Donc je n’avais aucune idée d’où allait cet interrogatoire.
A vrai dire, à y penser, je ne savais même pas si ce que je disais était bon ou mauvais pour moi.
Quand il me posa sa question, je me rappelais d’un seul coup la mentalité idiote de la plupart des sorciers américains. Certes, j’étais une sorcière américaine, mais… Vraiment. La relation qu’on était censé avoir les non-majs me sidérait en vérité.
Je voyais pas pour quelle raison je devais mépriser des êtres sans magies. Plus que les mépriser, je m’amusais d’eux.

Mais je lui fit un grand sourire, à ce Graves qui était derrière le fait que je serais libérée ou non.
Je décidais de mentir. J’avais pas envie d’avoir des problèmes. C’était pas comme si j’allais tomber amoureuse d’un non-maj, et plus encore, c’était pas comme si je voulais leur révéler qui j’étais.
Mais je savais qu’apprécier ces êtres faisait qu’on pouvait avoir des ennuis quand même.
Enfin. Je venais de m’en rappeler.

- Celui d’un zoologiste.

En vrai, je mentais pas tant que ça. Mais je savais que je devais être plus précise.

- J’aime les observer et voir ce qu’ils ont dans la tête.

Mais pas que. Je faisais du mensonge par omission. J’aimais les tester, les arnaquer, m’entendre avec eux pour découvrir leur univers.
Voir l’effet que la magie même cachée faisait sur eux. C’est pour ça que les fidèles de Salem m’amusait.
Enfin, tant qu’ils me mettaient pas sur un bûcher… Bien que je n’avais aucune idée si c’était leur truc ou pas.

- Est-ce un mal ? Je n’espère pas…

Je prenais à nouveau mon air le plus innocent possible.

- Ils sont si amusants…

Bon ça c’était carrément vrai aussi.

- Je ne leur ferait jamais de mal.

Je leur piquais juste leur argent.
C’est tout.
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Jeu 1 Mar - 17:57


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
L

a réponse que sa jeune interlocutrice lui décocha avec un tel aplomb eut le don de décocher un fin sourire au mage noir sous couverture, quand bien même il devrait peut-être se montrer plus affecté qu'amusé par la réponse si honnête de son interlocutrice. Judith affirmer porter un regard de zoologiste sur les zoologistes qu'elle prenait tant de plaisir à observer. Dernièrement, on pouvait dire que Gellert en avait un peu soupé, des zoologistes (et ce n'était pas encore fini, malheureusement), mais le choix du terme, forcément ne lui déplaisait pas, car à ses yeux, il en disait long. Long sur le peu d'estime que cette jeune femme portait aux no-majs pour, à mots à peine couverts, les qualifier d'animaux (ce qui, ma foi, selon ses convictions propres, n'était pas le moins du monde éloigné de la vérité au final).

-D'aucuns auraient plutôt employé le terme "ethnologue" ou "anthropologue",
observa-t-il sans porter outre mesure de jugement. C'était plutôt un constat qu'autre chose.

Il faut dire que le gouvernement tel qu'il prétendait y adhérer (quand bien même il cherchait à le démanteler de l'intérieur) avait cette hypocrisie de prétendre que les No-majs étaient les égaux des sorciers tout en les maintenant à une absurde distance. C'était un crime d'adresser la parole à un No-maj et c'en était un autre de les considérer comme la race inférieure. Tout ceci manquait clairement de cohérence. Judith poursuivit quoi qu'il en soit, affirmant qu'elle aimait juste les observer, et jamais ne leur ferait de mal. Sur ce dernier point, il se permettait d'avoir quelques doutes. Et il souhaitait que ces doutes soient bel et bien fondés.

-Que vous leur vouliez du bien ou du mal n'est pas exactement le propos. Nos lois sont très strictes. Toute fréquentation, ponctuelle ou régulière, avec un No-maj est passible de sanctions. Mais ça, vous le savez déjà, n'est-ce pas ?

Il était, évidemment, impossible qu'elle ne le sache pas. Surtout que ce n'était pas exactement la première fois qu'ils se trouvaient dans cette situation. N'importe quel sorcier ayant vécu suffisamment longtemps sur le sol américain ne pouvait qu'être au courant de ce qui était l'une de leurs lois les plus sacrées. Celle, en tout cas, que leur présidente veillait à faire respecter avec le plus de conviction et le moins d'indulgence.

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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Ven 9 Mar - 11:29

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Il jouait avec les mots, mais il avait sûrement raison. Le terme qu’il employait était plus juste. Mais ça changeait rien à la situation, alors je me contentais de sourire gentiment. Enfin gentiment. Je faisais comme si je souriais gentiment.
J’espérais que dire tout ça tournait en ma faveur. Je savais pas où j’allais avec cet interrogatoire. En un sens ça me faisait un peu peur. Et moi, à part avoir peur des aiguilles, j’avais peur de rien en vrai.

Je tressaillis légèrement à la question qu’il me posait, et lui offrit un plus grand sourire. Quand je pensais que mon vrai métier pouvait m’apporter plus d’ennuis que mon faux métier.
C’était peu affriolant, disons.

- Hm, oui je le sais, bien sûr. Mais je ne les « fréquente » pas, je les analyse… Ce n’est pas exactement pareil….

Et ce n’était toujours pas faux de décrire ça comme ça. Je n’avais même aucun ami non-maj, donc, c’est bon, je tenais toujours dans la lois. J’espérais sincèrement que Graves comprenait ça.

- Donc...Je ne suis pas hors la loi ?

Je continuais de lui faire mon plus beau sourire. Bon sang Judith. Dans quoi t’étais tu entrainée ?! J’aurais du fermer ma bouche. J’avais l’impression que tout ce qui se passait était en train de m’apporter des ennuis, et je n’aimais pas ça du tout !

- Vous savez au pire...On peut s’arranger…. Je sais que le MACUSA cherche des informateurs et tout…

Je disais parce que niveau informatrice, je l’étais déjà un peu. Avec un vieux un peu grognon, surtout très strict. Mais qui m’évitait d’autres ennuis comme je lui refilais des infos si je voulais. Enfin. S’il voulait plutôt…
Aaah je détestais cette situation, c’était fou ! D’ailleurs, c’était en train de me rendre folle ! J’essayais de négocier avec lui, mais ça me rendais coupable. Je savais pas quoi faire et je détestais finalement ce type.
L’impression que Graves m’avait coincé était désagréable...
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Ven 9 Mar - 17:51


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
T

ous les deux, à leur manière, jouaient avec les mots, une façon comme une autre d'en tirer le meilleur profit, puisque l'un comme l'autre cherchaient à obtenir quelque chose de bien spécifique au terme de cette conversation. Lui cherchait à sonder une éventuelle future recrue, elle - et c'était ma foi très logique - cherchait à garder sa liberté intacts. Des intérêts qui n'avaient rien de divergents, mais qui se défendaient de manière contradictoire. Logique, ni l'un ni l'autre n'étaient véritablement honnêtes, dans cet entretien. Rien de surprenant là-dedans, mais le tout allait nécessiter une certaine stratégie de part et d'autre pour qu'ils parviennent à leurs fins. C'est vrai, "fréquenter" et "analyser" n'était techniquement pas la même chose, mais elle approchait sans doute déjà les no-majs plus qu'elle ne l'admettait pour parfaire cette prétendue analyse. De toutes les manières, si elle se trouvait à l'heure actuelle dans son bureau, ce n'était pas sans raison, et elle ne pouvait jouer les innocentes que de façade. Pour cette fois, le mage noir n'avait pas l'intention de prétendre être totalement dupe.

-A vous entendre on croirait presque que vous êtes en position de négocier quoi que ce soit
, observa-t-il non sans afficher un fin sourire.

Quelque part, l'aplomb (pour ne pas dire le culot) de son interlocutrice ne lui déplaisait pas complètement. Et au fond, elle avait bien raison d'essayer de négocier, puisque c'était bel et bien à des négociations que Gellert voulait les mener. Cependant - et c'était là le moindre de ses défauts -, il aimait avoir le contrôle et le dernier mot. Alors ça ne pouvait pas totalement lui convenir.

-Et ce n'est pas vraiment là une proposition de personne innocente.
Il marqua une pause. Il ne pouvait tout de même pas négliger sa suggestion. C'était une très bonne manière de garder le contact avec elle, et la laisser jouer les intermédiaires entre elle et la pègre pourrait contribuer à un accès facilité à d'autres fidèles potentiels, peut-être un peu moins... difficiles, disons, que son interlocutrice. Cela étant, nous pourrions peut-être trouver un arrangement, en effet.

L'idée n'était pas non plus de la braquer totalement, ce serait contre-productif. Seulement d'abattre de nouvelles cartes qu'il n'avait pas pris la peine de jouer jusqu'alors. Mais qui s'adaptaient bien plus à la qualité de jeu actuelle.

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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Sam 10 Mar - 19:41

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Zut. J’avais vraiment jouée comme une idiote, et je me plantais coup sur coup. Je devais certainement donner l’impression de ressembler à une débutante, à être comme ça ! Mais ce n’était pas vraiment ma faute. J’essayais de me dépatouiller comme je pouvais. Vu que monsieur Graves n’était, ce jour-là, guère motivé à vouloir me libérer sur le champ malheureusement.

Et il souriait en plus, le bougre. Il était content de lui sûrement. Ah, Judith, tu pouvais signer une croix sur ton innocence sur le papier. Même si je n’en avais aucune envie ! Je l’entendis m’enfoncer un peu plus, et eut un sourire maladroit. Celui-ci, je ne l’avais pas volé.
Je me décomposais, et j’avais horreur de ça. Mais je tiendrais bon, parce que j’étais buté. « Une vraie mule » aurait dit Cyrus. Mais il pouvait parler. Je savais très bien que de ce point de vue-là, il était exactement comme moi !

Quand Graves parla qu’un arrangement était possible, je levais quand même un sourcil. J’étais toute tendue, là, sur ma chaise. Je savais pas quoi faire. Etait-ce un piège ? Etait-ce, ce qu’il désirait depuis le début ? Je n’en avais absolument aucune idée !
C’était contraignant, et je n’arrêtais pas de sourire. Mais mes sourires se faisaient de plus en plus faibles.

Bon. Est-ce que je laissais tomber et partais sur l’arrangement ?

- Je suis une personne innocente, mais j’ai l’impression que les faits sont contre moi…

Voilà comment je commençais ma défense. J’essayais de lui faire mes yeux de biche, d’un air de dire « regardez c’est pas moi je suis innocente en vrai ».
Mais je savais que ça suffirait pas…

- Mais si pour me libérer totalement il me faut donner un peu du mien, je veux bien essayer ! Qu’est ce que vous avez en tête ?

Je repris un petit sourire un brin charmeur.
Mais je me doutais, maintenant, que Graves, il était pas du genre à tomber là dedans. Tu es stupide Judith.
J’espérais m’en sortir. Vraiment.
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Lun 12 Mar - 19:04


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
I

l devait sans doute être facile, voire inévitable, de se laisser attendrir par les belles paroles et le joli minois de Judith quand on avait affaire à elle pour la première fois, et qui sait, Gellert s'y serait peut-être laissé prendre si ses préoccupations n'étaient pas bien différentes. Mais à force de la voir défiler dans son bureau, même un représentant de justice impressionnable ne devait plus s'y laisser prendre, si ? En tout cas, pour Gellert, il n'était pas question d'admettre que la demoiselle jouait de malchance et récidivait dans l'exercice, bien malgré elle. Il lui apparaissait certain, pour sa part, que les coïncidences étaient choses rares à l'inverse des incidences. Elle pouvait bien prétexter et s'acharner, affirmer que les faits jouaient contre elle, les faits avaient une origine, et elle ne pouvait pas prétendre n'en rien connaître. Son choix était fait, sa décision était prise. L'heure n'était plus au marchandage. Pas plus, au fond, qu'aux négociations, bien plus aux ajustements pratiques. Dans tous les cas Judith était maligne, elle savait bien qu'il valait mieux pour elle cesser de plaider sa cause et plutôt considérer les termes de sa liberté.

-Et vous, qu'aviez-vous en tête ?
demanda-t-il quand son interlocutrice lui demanda ce qu'il avait à l'esprit concernant l'arrangement qu'ils pourraient trouver tous les deux. Vous avez émis la possibilité de jouer le rôle d'informatrice, j'en déduis que vous avez vos entrées dans des milieux susceptibles d'intéresser le MACUSA.

Encore une manière de lui faire comprendre qu'elle ne pouvait pas passer encore pour innocente, mais pas seulement. Aussi une manière de se renseigner sur les réseaux dont elle pouvait potentiellement disposer. Il avait une idée plus précise en tête, mais il profitait de cet "entretien" (pour peu qu'on puisse le nommer ainsi) pour sonder encore un peu son interlocutrice. Qui sait, il pourrait bien en retirer quelques enseignements qui ne manqueraient pas forcément d'intérêt et qui l'intimeraient peut-être à reconsidérer ses options au sujet de cette jeune femme qui devait dans tous les cas trouver une place sur son échiquier. N'importe qui pouvait y trouver une place, ceci dit, mais la sienne pourrait être une place de choix pour peu qu'il ne se soit pas totalement trompé à ce sujet... ce qui restait quand même une possibilité à envisager, qui ne pouvait être négligée.

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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Mer 14 Mar - 11:46

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Ainsi, les négociations étaient de bon ton dans la pièce, et il était évident qu’il attendait de moi que je propose quelque chose. Pire encore quand il me parla des milieux susceptibles.
Je songeais à cet auror canadien à qui je fournissais déjà quelques informations. Dire que je pouvais entrer à des endroits les plus sordides n’était pas peu dire. Je commençais doucement à me faire une certaine réputation, et de cette façon, j’arrivais à aller là où on n’était pas invité quand on était totalement propre sur soi.
Ce qui était positif pour moi, et certaines de mes affaires. Mais ce qui pouvait me porter malheur aussi, si un jour on me retrouvait sur les dit lieux malfamés. Heureusement que ma capacité à transplaner était rapide.

Mais la façon dont ce type l’avait exprimé n’avait rien de réjouissant. Bien, pour lui j’étais totalement cramé : j’étais une criminelle, il le savait. Je me demandais même, s’il n’avait pas connaissance de quel crime exact j’avais commis. Ca n’avait strictement rien de rassurant.

Enfin, je m’empêchais de soupirer et de me plaindre, et restais souriante et brillante. Si ça pouvait m’aider à m’en faire un « allié » c’était tout bénéfique, hm.

- Je ne prétends pas connaître tous les lieux sordides de la ville, cela serait présomptueux et bien…Horrible de ma part…

Voilà comment j’avais commencé. Après tout, je devais encore garder un minimum mon image d’innocente. Si je me mettais à hurler de partout que j’avais mes entrées là, et puis là, ou même ici, et que de toute façon c’était des lieux vraiment sombres, j’étais coincée.

- Disons juste que… Parfois il m’est arrivé d’aller à des endroits où se trouvait des mauvaises personnes.

Et je fis semblant d’en rougir. Pas sûr que je pu modifier à souhait la couleur de mon teint, mais je tentais un brin.

- Et j’aime aider à arrêter les criminels, bien évident !

Mouais. En fait, j’aimais juste sauver ma peau, et n’ayant aucune réelle attache, je me fichais de qui je dénonçais.

- Par exemple, je connais un endroit où les non-maj et les sorciers se fréquentent sans cesse…

Moi la première. Mais disons que moi je le faisais toujours dans ce but d’observation. Alors qu’au final c’était surtout une jolie maison close où les non-maj étaient persuadés que cet endroit était envahi de « professionnels » plus doués que d’autres plus normaux. Ignorant que les sorciers savaient user de potions aphrodisiaques et tout ce qui allait avec.

Un instant, l’image de mon jumeau fan de potions me revint en tête. Je me demandais si Cyrus avait ce genre de talent…
Une image dont je me serais bien passé me traversa la tête et je la secouais.

- Je suis du genre curieuse et observatrice… Si vous doutez d’une information, je pourrais vérifier pour vous.

Jouer les espionnes saurait m’amuser également.
Je souriais encore :

- Si vous avez besoin de personne pour infiltrer des lieux également…Alors vous voyez, on peut tout à fait s’arranger.
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Mer 14 Mar - 17:44


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
S

ans mot dire, Gellert écouta ce que son interlocutrice avait à dire non pas pour sa défense (il n'était plus vraiment temps pour elle de se défendre à l'heure actuelle, et elle l'avait bien compris lui semble-t-il), mais pour lui permettre de quitter cet endroit indemne autant que faire se peut. Selon elle, donc, elle ne prétendait pas tous les lieux sordides de New York, en même temps, il ne pensait pas que qui que ce soit puisse avoir cette prétention, y compris lui-même, du temps où il n'avait pas une apparence (et donc une réputation) à entretenir. Il attendait d'en savoir plus, alors il laissa à son interlocutrice le soin de poursuivre. Ce qu'elle fit. Elle ajouta qu'elle avait bel et bien pu se rendre parfois dans des lieux peu fréquentables. Premier aveu, bon point pour elle, quoi qu'elle puisse en penser. Qu'elle affirme son intention d'arrêter les criminels lui était égal, il n'y accordait aucun crédit, aucune forme d'intérêt, loin d'être convaincu. Il préférait s'attarder sur le point suivant, cet endroit quelle connaissait, où sorciers et no-majs se fréquentaient régulièrement. Donc elle en était forcément. Ce pouvait être un début. En tout cas, Gellert avait bien l'intention de demander plus de précisions à son interlocutrice. Mais une fois encore, il la laissait poursuivre. Encourager les autres à parler et analyser dans le même temps leur discours faisait partie de ses méthodes privilégiées.

-Nous devrions parvenir à un arrangement, en effet, confirma simplement Gellert dans un léger hochement de tête quand son interlocutrice eut terminé.

Beaucoup de mots prononcés, et pour beaucoup, d'éventuelles et intéressantes contreparties à en retirer. Il allait procéder point par point. Il savait qu'il était important de ne pas aller trop vite en besogne, de faire les choses dans le bon ordre, et il en avait la ferme intention, il allait donc poser les questions d'abord, imposer ses directives ensuite. Il devait tirer le meilleur parti de cet entretien qui pourrait bien avoir d'heureuses conséquences pour lui, il n'avait pas envie d'aller trop vite en besogne.

-Cet endroit dont vous parliez à l'instant, de quel lieu s'agit-il ?

Autant commencer par le commencement. Peut-être que cette information se révèlerait finalement d'une importance moindre, mais il ne voulait pas la négliger pour le moment. Elle pourrait peut-être lui être, qui sait, d'une très grande utilité.

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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Jeu 22 Mar - 12:32

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


C’est que j’avais l’impression de m’en sortir. Et en un sens, tant mieux. Cette situation me stressait grandement, je détestais ça.
Du coup, quand l’autre déclara que l’arrangement serait ainsi possible, je me détendis légèrement. Je pouvais vendre qui il voulait tant que moi j’étais libre. Je m’en fichais totalement.
Il me demanda plus de détails sur l’endroit dont je lui avais parlé. Bien, j’imaginais que Graves se voyait arrêter tout un tas de sorciers fréquentant l’infréquentable. Faire une jolie descente, les avoir tous dans un seul filet, bref.

Mais je restais souriante. C’était un lieu que j’aimais bien pour me ressourcer, mais si je devais le vendre, qu’il en soit ainsi.

- Oh, il est dans une rue peu fréquentée, pas si loin de Central Park. Ca se tient dans un bar, mais il y a une porte arrière pour accéder aux plaisirs qu’offre ce lieu. Les non-maj ne savent même pas que ceux qui viennent les cueillir et les fréquenter sont des sorciers. Seul le patron du bar est au courant, me semble-t-il.

Je me rappelais y être entré en tant que journaliste, m’être fait jetée, avant de me présenter comme une sorcière pour qu’enfin on m’y ouvre la porte et que je puisse dévorer avec plaisir, du regard seulement, des non-maj se trémousser. Sans savoir que ce qu’ils tenaient dans la main était loin d’être de l’eau ou un verre d’alcool simple.
Que les sorciers sont imaginatifs en terme de potions étranges et stimulantes…

- J’ai déjà vu aussi un trafic de potions dedans. Potions du genre dangereuses, tout ça…

Voilà je donnais quelques infos croustillantes, je le mettais sur cette piste, et en échange il me laisserait tranquille. Moi je serais sauvé. Certes, je serais une balance. Mais hey, je suis une journaliste doublée d’une escroc. Je suis loin d’être quelqu’un qui ferme sa bouche.
Ca va peut-être me fermer quelques portes, mais je saurais les rouvrir.
Enfin j’imaginais.

- Besoin d’autre chose ?
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Jeu 22 Mar - 18:29


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
L

e mage noir prêta une oreille attentive à la réponse de son interlocutrice. Certes, il trouvait dans leur conversation et dans son interlocutrice un intérêt autre que tous ceux qu'elle pouvait bien présumer, mais ça ne l'empêchait pas de demeurer à l'affut des informations alléchantes qui pourraient potentiellement permettre à ses projets de progresser. En l'occurrence, il ne pouvait avoir la certitude que ces derniers évolueraient dans le sens qu'il souhaitait (ce qui était assez frustrant pour quelqu'un comme lui, avide de contrôle), mais il s'estimait sur la bonne voie. Pour commencer, il était convaincu d'avoir obtenu une information utile. Qui sait ce qu'il en ferait précisément (pas ce que ses collègues attendraient du consciencieux Percival Graves, en tout cas, même s'il n'oublierait pas d'en donner l'impression, bien évidemment), ce qui était certain, c'est qu'il ne laissait jamais rien au hasard, et encore moins les tuyaux qui pouvaient avoir une incidence directe sur ses projets.

Est-ce que cela suffisait pour autant à encourager la relaxe de la jeune Judith Marston qui devait être plus que jamais impatiente de pouvoir retrouver sa liberté et d'échapper son juron ? Non, ou pas tout à fait du moins. Quand le mage noir flairait un filon, il mettait un point d'honneur à l'exploiter jusqu'au bout. Des conversations du genre, qui mettraient probablement la jeune femme dans l'embarras ou mettraient sa patience et son agacement à l'épreuve, il y en aurait d'autres, mais pour l'heure, il entrevoyait avant tout l'opportunité de se débarrasser d'un problème qui avait tendance à traîner en longueur, à son grand déplaisir, et qui méritait que l'on s'en soucie urgemment s'il ne voulait pas que l'édifice ne s'écroule avant même que sa construction n'ait été achevée.

-C'est probable, en effet,
répondit-il à la jeune femme quand cette dernière lui demanda s'il y avait autre chose. C'était demandé si gentiment, après tout. Notre département recherche activement un fugitif, un criminel très dangereux qu'il est urgent de rendre rapidement à la justice. Peut-être serez-vous capable de nous aider à recueillir les informations nécessaires à sa capture.

Pourquoi pas ne pas faire d'une pierre deux coups, après tout. Toutes les opportunités étaient bonnes à prendre pour rétablir le plein contrôle de la situation.

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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Jeu 29 Mar - 11:29

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Toujours dans cette conversation embarrassante, puisque je ne savais pas toujours où il me menait, je restais souriante. Savoir jouer la comédie comme moi, ce n’était plus de l’art, mais un don. Enfin, quand je pensais à toutes les fois où j’avais pu l’utiliser dans le seul but d’embobiner mes parents… Je me souvenais d’une soirée où j’avais, toute seule, comme une grande, réussi à faire le mur. Cyrus avait voulu cafté, mais mon mensonge avait été plus gros que sa vérité.

J’étais de toute façon, plus intelligente que lui, c’était un fait.

Donc, je souriais. Voilà ce qu’il y avait à retenir.
J’entendis Graves poursuivre dans ses idées. De fait, il semblait avoir besoin de faire des recherches sur un fugitif. Il le vendait assez mal, parce que si on pensait à mon image de femme fragile, rechercher un criminel très dangereux…Etait bien peu rassurant.
Mais moi, je m’en moquais un peu. Qu’il fût dangereux n’en était que plus amusant, j’imagine. Aussi fis-je tout de même un air très sérieux, alors qu’au fond, je n’étais pas tant inquiète.

Quoiqu’un peu.
S’il me demandait, par exemple, de traquer un mage noir bien puissant, il pouvait se mettre deux doigts dans le nez. J’en serais bien incapable. Il ne fallait pas délirer non plus. Je n’étais pas une sorcière très puissante non plus.
Enfin, après j’avais tout de même quelques compétences dont j’étais plutôt fière…Mais sinon…

- Oh. Par exemple, le retrouver ? Savoir où il est ? Et qui est ce fameux fugitif ?

Je demandais, parce que l’image d’un roux réservé me remonta à l’esprit.
Celui dont la tête me disait quelque chose. Celui qui voulait parler de créature invisible.

Si c’était lui, j’allais devoir essayer de ne pas rigoler. Parce que dans le genre « dangereux », je crois qu’il y avait mieux…
De plus, serais-je capable de dénoncer un garçon aussi amusant ? Pas sûr. J’étais peut-être égoïste, mais tout de même.

Au pire je verrais. Tant que je sauvais ma peau.
Et puis, si ça se trouve, il y avait d’autres fugitifs, ce qui ne serait guère surprenant au vu du bazar présent dans le monde des sorciers en ce moment.
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Jeu 29 Mar - 19:47


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
G

ellert hocha simplement la tête en réponse aux premières questions de son interlocutrice. Oui, c'était précisément ce qu'il attendait d'elle : il voulait qu'elle lui communique les informations qui pourraient lui permettre de mettre la main aussi rapidement que possible sur Newt Scamander... Un fugitif qui n'avait certes pas le profil-type du criminel moyen, mais que le mage noir avait intérêt à appréhender plus que n'importe qui d'autre. Rien ne garantissait qu'elle soit plus à même que les Aurors sur le coup à retrouver ce jeune homme, mais au moins fréquentait-elle des milieux que les membres du ministère n'auraient pas forcément l'idée de fouiller... ne serait-ce que parce qu'ils n'en connaissaient pas forcément l'existence. Alors oui, autant mettre toutes les chances de son côté. Si son signalement et les avis de recherches placardés partout ne devaient pas suffire, peut-être saurait-elle mettre son grain de sel où personne n'avait encore songé à le faire. Et dans le cas contraire ? Oh, eh bien... il lui trouverait bien une autre utilité quoi qu'il en soit. Dans tous les cas, il n'en avait pas fini avec elle, et si cette conversation clarifiait les contours jusqu'ici assez flous de leur relation, ce ne serait pas la dernière qu'ils échangeraient, certainement pas.

-Il s'appelle Newt Scamander,
répondit-il alors sans tourner autour du pot. Elle n'avait de toute façon qu'un choix très relatif de refuser son offre. Il ne se cantonnerait pas à lui demander ces seules informations, mais c'était à l'heure actuelle celles dont il avait le plus urgemment besoin, donc celles qu'il ciblait. Il fouilla dans son tiroir et en tira un avis de recherche qu'il posa face à elle afin qu'elle se fasse une meilleure idée de l'individu sur qui elle devrait focaliser prochainement ses recherches (sans réaliser qu'elle l'avait, en fait, déjà rencontré). Je ne vous demande pas de nous l'amener directement, seulement de nous informer quant à l'endroit où il sera possible de l'interpeller. Si c'est dans vos cordes, bien sûr. Il marqua une légère pause. Dans le cas contraire, nous trouverons d'autre manière de mettre à profit vos... fréquentations.

Bref, elle pouvait endosser le rôle d'indic. Ne lui restait plus qu'à le faire bien.

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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Mar 3 Avr - 20:09

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


J’attendais donc de savoir quel était donc le criminel si dangereux dont il fallait donner des informations. Je ne savais pas si je serais douée pour ça, mais vu que j’étais une fouineuse très curieuse, ça devrait aller, vraiment. Du coup, je lui souriait en attendant, j’essayais toujours de faire bonne figure histoire de.
Ne jamais oublier ses manières, Judith, sinon…. Sinon ce n’était pas bon voilà tout.

Mais le nom ne tarda pas à exploser dans la bouche de Graves qui semblait aussi grave que son nom l’indiquait. En somme, je n’étais pas très surprise et en même temps je manquais d’éclater de rire comme je l’avais prévu.
J’avais quand même très envie de demander à monsieur Graves en personne, pour quel crime Newt avait il pu être accusé. Parce qu’à part son apparente timidité, son côté introverti et oh… Peut-être sa passion pour les créatures magiques.
C’était sûrement ça qui avait pêché.

Chacun son sujet d’intérêt. Moi c’était les non-maj, lui les créatures fantastiques.
Et pour chacun ça semblait poser problème. Mais enfin, je fis celle sur le coup qui ne connaissait pas l’individu en question.
Histoire de pas trop dévoiler mon jeu non plus.

J’écoutais ce qu’il me disait au niveau des informations qui seraient nécessaire. Je songeais à notre petit lien, qui existait entre moi et Scamander.
Je pourrais totalement l’exploiter pour le piéger. Et je n’en aurais aucun remord, du moment que ça me donnait ma liberté. Quoique si. J’aurais peut-être un petit remord. Il restait un être sympathique et amusant à observer.
Dommage pour lui que Graves l’avait dans le collimateur en plus de moi, et que j’avais besoin de mon côté, de sauver ma peau.
Seulement, je n’étais pas née de la dernière pluie.

Avant de donner quoique ce soit, je fis :

- Nous sommes d’accord que si je retrouve Scamander, du moins, si je vous donne des informations dans le but de le coincer, ce que j’ai pu faire de mal… Sera effacé ? Et je serais libre ? On peut faire genre…Hm…Disons un contrat ?

Je n’avais pas envie de me faire avoir. Je n’étais ni bonne, ni stupide.
Du coup, autant préparer le coup.
En échange, il pourrait me remercier, j’avais déjà des infos de base…

- Si l’idée de signer un contrat de sûreté n’est pas votre tasse de thé, je peux pourtant vous dire que j’ai déjà rencontré ce type. Et que j’ai peut-être une information. Comme ça vous voyez : vous ne perdrez pas trop de temps à me libérer.
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Mar 3 Avr - 21:27


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
D

e toute évidence, sa proposition avait su éveiller l'attention de son interlocutrice (et très certainement future informatrice, car il semblait évident à présent qu'il ne faudrait pas grand-chose à Judith pour accepter son petit marché. Forcément, elle aait trop à y gagner). Tant mieux, ils allaient gagner du temps et cette situation avait de fortes chances de leur être profitable à l'un comme à l'autre. Il hocha la tête quand son interlocutrice lui demanda si lui livrer le fugitif effacerait l'ardoise et ferait oublier ses méfaits passés. C'était exactement ça. En même temps, Gellert n'avait jamais réellement eu l'intention d'interpeller son interlocutrice, ce serait à ses yeux contre-productif. Il avait eu l'intention, depuis le début, de négocier sa liberté et d'effacer son casier judiciaire. Il avait trouvé l'occasion idéale, et Judith paraissait prête à l'entendre et à plier. Elle demanda par ailleurs s'il était possible d'établir un contrat. Elle avait de la suite dans les idées, cette petite. De toute évidence, elle n'avait pas l'intention de se laisser arnaquer et savait très bien ce qu'elle voulait. Le genre de tempérament qui n'était pas pour lui déplaire... et qui l'avait convaincu dans un premier temps de "faire affaire" avec elle à un moment ou à un autre, d'une façon ou d'une autre.

Il allait répondre à son interlocutice mais celle-ci le prit de court... avec une remarque qui ne manqua pas d'éveiller son attention. Elle connaissait Newt Scamander, ou du moins, elle l'avait déjà rencontré, ce qui pouvait bien faciliter ses chances de mettre à nouveau la main sur lui. Définitivement, il avait bien fait de confier cette mission à son interlocutrice.

-Si ce que vous dites est exact, alors vous pouvez être assurée que je veillerai à vous faire libérer sur-le-champ, contrat à l'appui.
Il marqua une pause. Mais ce contrat n'effacera bien sûr que vos infractions à la loi passées pas celles qui pourraient éventuellement advenir. Et je ne saurais me satisfaire des seules informations dont vous disposez à l'heure actuelle, sachez que j'en exigerai davantage.

Autant quelle soit prévenue. De toute façon, puisque contrat il devrait y avoir, il était assez évident qu'ils en établiraient l'un et l'autre les termes afin qu'il leur convienne tout à fait. Dans tous les cas, Gellert était convaincu qu'il avait plus à y perdre qu'à y gagner.

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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Mer 4 Avr - 21:43

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Je me disais à l’instant, que l’idée que je puisse connaître même un minimum la personne qu’il cherchait saurait lui plaire. Après je ne savais pas si je saurais le retrouver. Mais j’avais quelques informations, je savais à quoi il ressemblait, et je savais même comment l’appâter. J’étais assez intelligente pour avoir compris ce que voulait Newt après notre petite discussion.
Aussi cela serait-il assez facile pour moi de mener tout cela.

J’étais assez fière de ce que je pouvais déjà imaginer, en vérité.
J’écoutais néanmoins Graves quand il me parla qu’en effet il me libérait avec le contrat. Je fis néanmoins la moue quand il avoua que ça ne nettoierait pas totalement mon casier. Zut. J’aurais pensé pouvoir faire une pierre deux coups, mais ça n’avait pas l’air.
Au pire des cas, j’essaierais toujours de pouvoir m’arranger. J’étais sûre que si j’étais sage et que je donnais tout ce qu’il voulait, je pourrais me sauver.
Oh je m’en fichais bien de jouer à la petite chienne du moment que j’étais tranquille et libre ensuite.

C’était si je restais à ses ordres que ça allait vite m’agacer.
Mon côté électron libre ne saurait pas le supporter.

- Bien évidemment, mais si ça peut doublement vous rassurer, je sais même comment faire en sorte de revoir Scamander.

Et ça serait peut-être plus facile que jamais. Si mon plan fonctionnait bien sûr….J’espérais au fond. C’était assez amusant.

- Bon, eh bien j’attends alors ce fameux contrat, et je vous dis tout ce que je sais sur lui…. Même mon plan si vous avez envie.

Comme j’étais cordiale, comme j’étais serviable.
Recevrais-je une médaille pour cela ? Oh je ne l’espérais pas. Mais au moins de pouvoir m’en sortir. Ca serait déjà pas mal honnêtement.
Et dans tous les cas, je continuais de sourire. Jamais je ne m’arrêtais.
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Jeu 5 Avr - 18:07


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
J

udith avait l'air particulièrement sûre d'elle quand elle affirma qu'elle savait de quelle façon joindre Newt Scamander et le revoir, et Gellert était convaincu que cela dissimulait quelque chose. Son propos semblait honnête, et si tel était le cas, alors ses plans allaient prendre une tournure positive bien plus rapidement que ce qu'il aurait supposé de prime abord. Sa petite conversation avec la jeune femme était une véritable aubaine, de laquelle il comptait bien profiter. S'il pouvait se débarrasser si vite du problème Scamander, alors plus rien ne serait susceptible de l'arrêter. En tout cas, il se sentait plus proche que jamais d'arrêter son homme de paille, ce qui lui convenait parfaitement bien. Il détestait qu'on lui mette des bâtons dans les roues, et avec Albus dans son sillage, à présent, il aurait suffisamment à faire pour ne pas devoir en plus s'embarrasser de son satané protégé.

-Je vais le rédiger dans les plus brefs délais,
affirma-t-il alors simplement.

Il n'avait pas l'intention de se précipiter non plus. Il avait son interlocutrice dans le collimateur depuis un petit moment maintenant, et il avait à présent l'occasion de la lier à lui par contrat, il n'allait certainement pas s'en priver, et il comptait bien accorder aux termes du contrat en question toute l'attention que les circonstances exigeaient. Bon, il ne comptait pas trop faire attendre son interlocutrice non plus, ne serait-ce que parce qu'il ne voulait pas la voir lui filer entre les pattes alors qu'il tenait une occasion idéale de se retirer une immense épine du pied, mais suffisamment pour faire les choses le plus consciencieusement possible.

-Avant de vous laisser partir,
ajouta-t-il ensuite, laissant parler sa curiosité. Puis-je savoir dans quelles circonstances vous avez rencontré monsieur Scamander ?

Il devait bien reconnaître que cela l'intriguait. Certes, c'était une véritable chance pour lui que de découvrir que Judith connaissait l'homme recherché et était capable de remettre la main sur lui (si elle ne le menait pas tout simplement en bateau, mais il osait penser que ce n'était pas le cas), mais à la chance, Gellert ne croyait que moyennement. Il croyait bien davantage aux opportunités. Et le filon qu'il venait de découvrir, il comptait bien l'exploiter au maximum.

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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Ven 6 Avr - 16:35

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Parfait, voilà que Graves décidait donc de bien écrire le contrat. En attendant, je gardais tout pour moi, histoire d’être sûre de pouvoir être tranquille ensuite. Après, je restais sur mes gardes. Le contrat, c’était lui qui allait s’amuser à le faire. S’il s’attendait à ce que je le signe sans le lire… Je n’avais pas envie de finir en prison parce que j’aurais signer n’importe quoi.
Toujours aussi friande de ma liberté, fallait pas croire.

Du coup, je lui fit un simple grand sourire, comme si j’étais ravi de ce fait. Et je l’étais. Ravie. Si je pouvais juste être libre. Quitte à avoir un mini remord pour avoir condamné un type dont je me demande si le seul crime qu’il ait pu connaître serait pas plutôt d’être innocent… Mais au pire, c’était le problème de Newt Scamander pas le mien.
Moi mon problème je le réglerais en envenimant le sien voilà tout.

J’entendis la question de Graves et réfléchis à ce que je pouvais lui répondre.
Après tout je n’avais pas trop envie d’en dire trop et qu’au final il ne fasse aucun contrat…

- Hm… Dans le cadre de mon travail. Il est venu me voir au journal.

Je fis un sourire. Je n’en dirais pas plus en espérant que ça ne serait pas trop et que de fait je pourrais garder toute ma liberté.

- Ca suffira comme réponse ?

D’autant qu’il en faisait ce qu’il voulait de cette réponse. Parce qu’il pouvait se faire la même réflexion que moi. Du genre « que fais un type recherché devant moi ». A y repenser, Newt devait réellement aimer les créatures. Ou n’avoir absolument aucune notion du danger.
Ce que je doutais vu son côté introverti.

- En tout cas, ça a été un plaisir de traiter avec vous.

Et maintenant je le brossais dans le sens du poil histoire de…
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Ven 6 Avr - 19:06


Je suis gentille, mais je pense qu'à moi
J

udith ne lui donna qu'une explication laconique, et à juste titre : communiquer trop d'informations au mage noir, c'était prendre le risque qu'il rompe leur contrat avant même que ce dernier ne soit établi. Le peu d'information qu'elle voulut lui communiquer restait édifiant malgré tout... et surprenant, surtout. Il se serait attendu à ce que la jeune femme ait rencontré le fugitif dans l'un de ces bouges réputés pour être le repère de la pègre magique américaine, mais non, cela ne devait rien au hasard... C'était le magizoologiste qui était allé trouver la jeune femme au journal dans lequel elle travaillait. Ce qui voulait forcément dire quelque chose. S'il était venu la trouver, c'était sans doute pour une raison précise. Gellert se promit d'accorder un oeil attentif aux dernières publications du journal, si moldu soit-il, pour lequel travaillait son interlocutrice (ce qui était à peine règlementaire, déjà, par ailleurs, mais il n'était pas temps de s'intéresser à cela pour le moment... en l'occurrence, le statut de journaliste dans un organisme de presse non magique semblait devoir leur rendre un précieux service)... Il gageait que la clé de cette explication devait se trouver là. Gellert tut sa curiosité, et décida d'en rester là pour le moment. Puisque Judith semblait apte à lui apporter le magizoologiste sur un plateau d'argent.

-Tout le plaisir est pour moi,
répondit le mage noir avec un léger sourire au coin des lèvres.

Il s'abstint d'ajouter qu'ils auraient encore de nombreuses autres occasions de traiter ensemble, même s'il en était intimement convaincu et en avait la ferme intention. Pour le moment, mieux valait laisser penser à son interlocutrice qu'elle avait obtenu gain de cause, lui rédiger un contrat qui sache satisfaire leurs intérêts respectifs, et la laisser partir. Il n'était, du reste, pas difficile de se contenter du pas en avant qu'il venait de faire en compagnie de son interlocutrice. Il était plus proche que jamais de mettre à nouveau la main sur Newt Scamander, et puisque c'était son objectif premier à l'heure actuelle, cela lui convenait très bien... Ce même si l'arrestation du fugitif et de sa "complice" allait entraîner des conséquences plus complexes à présent qu'Albus et Theseus Scamander le héros de guerre s'étaient adjoints à l'échiquier.

-Eh bien, je vous dis à bientôt, mademoiselle Marston. Je vous recontacterai très prochainement.

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Pègre
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Message#Sujet: Re: Je suis gentille, mais je pense qu'à moi - Grindy   Sam 14 Avr - 18:39

Je suis gentille, mais je pense qu'à moi


Notre accord était prêt, et il ne lui restait plus qu’à me fournir un contrat digne de ce nom pour que nous puissions en faire quelque chose. En attendant, je n’en avais pas trop dit. Je me doutais que ça serait assez pour qu’il fouine autour du journal, mais tant pis, je ferais avec. Et de toute façon, je n’avais pas le choix, j’avais bien dû lui répondre.
Je me sentais néanmoins plus détendue qu’avant. Parce que j’allais obtenir ma liberté d’une façon ou d’une autre et tout irait mieux de ce côté-là.
Je songeais d’ailleurs, en sortant, à aller acheter un peu de sucreries pour satisfaire ma gorge et me faire du bien. Je connaissais une confiserie pas loin du MACUSA qui vendait de quoi me faire bien plaisir.

Je me levais alors.

- A bientôt, monsieur Graves. J’attends votre message.

Je fis un sourire. Toujours, bien sûr. C’est la solution pour toujours s’en sortir : sourire encore et toujours. Je m’approchais de la sortie. De toute façon, il pouvait bien me recontacter, ce n’était pas comme si j’allais m’enfuir. A quoi cela me servirait-il ?
A rien sinon m’apporter plus d’ennuis. Je n’avais aucune envie d’avoir ma jolie frimousse sur une affiche similaire à celle de Scamander. Et puis, si tout se passait bien, le contrat serait positif pour moi.
Bien que je ferais bien en sorte de ne pas me laisser marcher dessus.

Je sortis du MACUSA, l’air resplendissante, comme si rien ne s’était passé, prête à remplir mon estomac, quitte à m’abimer un peu, du moment que je pouvais me détendre un peu. Et puis, un peu de sucre n’a jamais fait de mal à personne…Si ? Bah. Mon médecin m’adorait. Ca ne changerait pas.
Restait qu’à faire attention à pas trop tomber malade pour être en bonne santé à la lecture du contrat.

[On conclu là et on en commence un nouveau selon si Newt peut ou pas ?]
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