AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fidèles de Salem
avatar
Messages : 347
Date d'inscription : 26/11/2017
Age du joueur : 29

Message#Sujet: C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)   Sam 26 Mai - 13:09

C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents.
Il y avait du beau monde à l’église qui servait de demeure et de siège de la ligue des fidèles de Salem. La mère de Credence avait décidé de recevoir des fidèles et logiquement, ça serait la place de son fils de se trouver avec eux. Mais le jeune homme avait profité de la première occasion qui lui fit donné pour s’en aller. Avec l’accord de Mary Lou tout de même – il n’était pas fou au point de décider de faire quelque chose sans son accord... bon, d’accord, il l’était mais présentement ce n’était pas le cas – il avait donc réussi à échapper à cette réunion avec un paquet de tract qu’il allait devoir distribuer le plus rapidement possible. Autant dire qu’il y avait quand même peu de chance que cela puisse arriver, et il était évident que le jeune homme allait clairement en payer les conséquences ensuite. Mais c’était un risque qu’il prenait, parce qu’il ne se voyait vraiment pas rester en compagnie de toutes ces personnes. Il n’appréciait pas ces gens, tous autant qu’ils étaient. En même temps, ce n’était pas évident pour le jeune Credence d’apprécier quelqu’un. Bon, il aimait ses sœurs, vraiment. Quand bien Modesty et Chastity n’étaient pas réellement ses sœurs, rien n’enlevait que Credence avait de l’affection pour elles. Et il y avait bien évidement Monsieur Graves (même si ça, ce n’était clairement pas une bonne chose).

En dehors de ces personnes, on ne pouvait pas dire que Credence appréciait grand monde. Il y avait bien quelques exceptions, des rencontres qu’il avait faites et qui lui avait laissé un bon souvenir. D’autres rencontres aussi qu’il avait faites mais dont il n’avait aucun souvenir, parce qu’on avait trafiqué sa mémoire, quand bien même il y avait des visages qui lui revenait pas moment en rêve. Il considérait donc qu’il se trouvait bien mieux dehors avec les fameux tracts de la ligue des fidèles de Salem, que dans leur demeure. Au moins, il était loin de sa mère, ce qui était forcément une bonne chose. Il se concentrait donc sur ces papiers qu’il tentaient ici et là à des personnes qu’il croisait, ou plutôt des personnes qui le croisaient lui parce qu’il ne bougeait pas. Par moment, son esprit se laissait un peu débordé. Il repensait à l’enfant qu’il devait trouver pour Monsieur Grave, à ce collier qu’il gardait précieusement au cas où. Il n’avait définitivement aucun indice sur cet enfant, il ne savait rien du tout de lui. Et donc, il ne parvenait pas à répondre à la demande ce Monsieur Grave, ce qui l’ennuyait profondément. Il tenait réellement à l’aider, il tenait à le satisfaire. Pas seulement parce qu’il avait envie que ce dernier lui offre la récompense qu’il lui avait promis, même si ça comptait quand même. Mais aussi, parce qu’il avait juste envie de rendre fier une personne qu’il appréciait bien trop. Sauf que non, il n’ parvenait pas. Il se laissait un peu débordé par sa crainte de ne pas aider le sorcier convenablement quand il leva son regard vers un visage familier.

« Allez vous en. » Dit-t-il d’une voix sèche, qui ne lui ressemblait pas vraiment en réalité.
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pègre
avatar
Messages : 132
Date d'inscription : 24/05/2018

Message#Sujet: Re: C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)   Sam 26 Mai - 13:39


C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents.
L

es rues de New York, ces temps derniers, puaient l'esprit de Noël. Rien d'étonnant à cela. Les fêtes de fin d'année approchaient à grand pas, et cela justifiait que les vitrines pullulent de guirlandes de Noël et de Santa Claus en carton pâte... Milla avait un sentiment partagé sur la question. Elle n'aimait pas cette période de l'année parce qu'elle la renvoyait au souvenir de ses Noël passés, ceux qu'elle avait pu passer avec sa famille, lointains et de plus en plus flous à mesure que le temps passait et que ses souvenirs se changeaient en cendre, comme ses parents dans cet incendie. Oh, elle ne pleurait pas sur son sort, il ne faut pas exagérer non plus, mais bon cette période semblait signifier beaucoup pour les autres et rien du tout pour elle. Pour elle, il n'y aurait pas de cadeaux, pas de sapin, pas de grand dîner familial... Alors elle était peut-être jalouse de ce fichu esprit de Noël, mais elle reconnaissait qu'il avait du bon. Dans cette période, les gens se sentaient l'âme dépensière, et leur faire cracher leurs économies devenait beaucoup plus simple. D'ailleurs elle venait tout juste de rencontrer un pigeon qu'elle avait pris grand soin de plumer, et, satisfaite, elle se contentait maintenant de flâner dans les rues de Manhattan, engoncée dans son manteau d'hiver, sans idée précise de ce qu'elle allait faire à présent. Zyeutant quelques vitrines... sans but particulier. Mais quand on ne venait pas à l'inattendu, l'inattendu venait toujours à soi. Et elle le comprit en croisant un jeune homme qu'elle ne voyait certainement pas la première fois.

Il s'agissait de Credence Barebone, l'un des fils adoptifs de Mary Lou Barebone, la cinglée des fidèles de Salem (dont le gamin n'était pas forcément moins cinglé). Milla les détestait. Comme n'importe quel sorcier qui se respectait. Et elle devait reconnaître avoir pris un sacré pied à mettre sens dessus dessous l'église où cette joyeuse petite secte avait pris l'habitude de se réunir. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est qu'elle serait repérée. Par le jeune homme qu'elle avait sous les yeux. Est-ce que ça l'alarmait pour autant ? Pas le moins du monde, à vrai dire... Pourquoi s'inquiéter ? Les fidèles de Salem n'étaient qu'une bande de no-majs qui hurlaient fort mais brassaient du vent, et ce gamin était juste un ado perturbé dont la parole n'avait de valeur pour personne... D'ailleurs, Milla était assez surprise de découvrir qu'il était capable de parler. Elle avait fini par croire qu'il était muet. De toute évidence, non. Bon, ce ne serait pas moins amusant pour autant. Au contraire, même, une petite conversation avec Credence Barebone, ça pourrait être... distrayant.

-Mais c'est qu'il mordrait, dis donc, observa-t-elle en le considérant d'un regard plus que moqueur. Au risque de te surprendre, la rue ne t'appartient pas, je n'ai pas la moindre intention de m'en aller où que ce soit.






code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fidèles de Salem
avatar
Messages : 347
Date d'inscription : 26/11/2017
Age du joueur : 29

Message#Sujet: Re: C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)   Sam 4 Aoû - 21:00

C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents.
Il était évident que Credence ne devrait sans doute pas parler de cette manière à la jeune femme... mais il n’y pouvait rien. Il l’avait vu saccager l’église où il vivait avec sa mère adoptive et ses sœurs. Parce qu’il était présent quand elle l’avait fait et clairement, ça n’avait pas été une bonne chose pour lui. Parce qu’il n’avait rien pu faire pour l’en empêché et que sa mère pensait qu’il n’avait rien vu. Pourquoi n’avait-il rien dit ? Là c’était un grand mystère, en attendant le jeune homme n’appréciait en aucun cas de se retrouver de nouveau dans le même espace que cette femme. Quand elle reprit la parole, Credence n’apprécia pas plus que cela de l’entendre lui dire ça, lui affirmer qu’il mordait...

Credence n’avait effectivement pas l’habitude de réellement s’énerver contre quelqu’un, la plupart du temps ils se contentait simplement de baisser sa tête, de ne rien dire et de chercher à se faire oublier. Et pourquoi il ne le faisait pas maintenant ? Bonne question, il ne saurait pas le dire lui même. Surtout qu’il avait d’autres choses en tête, qu’il n’avait aucune envie de perdre son temps avec ce genre de chose. Bon... en fait, il perdait dans tous les cas son temps parce qu’il se retrouvait encore une fois à distribuer des tracts qui ne servaient clairement à rien. Ce n’était pas de cette manière qu’il allait réussi à faire en sorte de trouver l’enfant que Monsieur Graves cherchait. Il perdait clairement son temps et à force, il se demandait même s’il allait pouvoir envisager de réussir sa mission. La femme affirma que la rue ne lui appartenait pas et donc qu’elle n’avait aucune envie de s’en aller ailleurs. Credence serra des dents, comprenant qu’il n’allait peut-être pas voir la jeune femme disparaître de son champ de vision. Elle avait raison en tout cas, la rue ne lui appartenait pas et il ne pouvait donc pas demander à ce qu’elle s’en aille. Mais quand même, Credence n’avait aucune envie de la voir s’attarder. Elle n’avait aucune raison de le faire de toute façon non ?

« Je pourrais vous dénoncer, vous savez. » Dit-il alors en prenant un courage dont il ne parvenait pas à déterminer l’origine. Est-ce qu’il pourrait le faire vraiment ? Oui, c’était possible. Est-ce qu’il le ferait ? Ça, il ne pouvait pas en être aussi sûr, bien au contraire. Pas parce qu’il tenait spécialement à protéger la femme sous ses yeux du gourou de sa mère, au contraire. Mais il n’appréciait pas lui même les actions de la ligue des fidèles de Salem. Il se devait de suivre le mouvement, parce que c’était un peu une question de survie, mais il n’aimait pas ce que sa mère cherchait à faire. Puisque de son côté, il était bien plus fasciné par le monde magique qu’autre chose. Comment pourrait-il le détester ?
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pègre
avatar
Messages : 132
Date d'inscription : 24/05/2018

Message#Sujet: Re: C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)   Sam 4 Aoû - 23:48


C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents.
D

écidément, la verve dont le jeune Credence savait faire preuve, en paroles du moins, avait nettement le don de surprendre la jeune femme. Elle ne s'était absolument pas attendue à ce qu'il lui adresse la parole pour commencer, mais même si elle était partie de l'hypothèse que le jeune homme aurait été capable de l'interpeller, jamais ô grand jamais elle ne se serait imaginée que le jeune homme la fustigerait de la sorte. Certes, ce n'était pas pour autant que Milla comptait prendre aucune de ses menaces au sérieux, mais quand même, c'était quelque chose que de voir ainsi le jeune Credence Barebone manifester toute son antipathie à son égard de la sorte. Elle ne s'était absolument pas attendue à ça. Mais ce n'était pas un problème, ceci dit, car elle avait toujours aimé ce qui était inattendue. Elle estimait même que c'était là ce qu'il y avait de plus intéressant dans l'existence. Par ailleurs, elle était bien incapable de prendre vraiment au sérieux les propos de son interlocuteur. Elle n'y pouvait rien, c'était comme ça, Credence manquait juste de... crédibilité à ses yeux, et elle ne comptait pas accorder une foi quelconque. Elle louait l'effort mais n'y voyait que la tentative d'intimidation d'un gamin qui avait la cour de récréation comme terrain de jeu et qui essayait quand même, malgré tout, de faire partie de la cour des grands. Autant dire
que c'était un jeu perdu d'avance. Dans ce domaine, Milla ne manquait clairement pas d'expériences, et si elle devait le faire comprendre à son jeune interlocuteur, à sa manière bien sûr, elle ne s'en priverait bien évidemment pas.

-Ah oui ? Tu es sûr de ça ?
répondit-elle sans se montrer une seule seconde inquiète.

C'est sûr, elle se serait bien épargné le fait que le jeune homme soit ainsi témoin de son acte de vandalisme (duquel elle était autrement particulièrement fière), mais si quelqu'un devait a faire tomber un jour, elle était certaine qu'il ne s'agirait en aucun cas de son interlocuteur. Quand bien même il décidait d'en parler aux autorités compétentes, ou confierait-il l'affaire à sa mère adoptive, qui se chargerait de ça pour elle, elle ne se pensait pas en danger. Les autorités et elle, c'était une longue histoire, et puisqu'elle menait déjà son quotidien avec le plus charmant en même temps que redoutable Auror du MACUSA à ses trousses, elle ne se faisait pas le moindre mouron pour la suite. Si Credence devait choisir de la dénoncer, elle était convaincue qu'elle s'en sortirait comme une fleur. D'une manière ou d'une autre, elle s'en sortirait, parce qu'elle s'en sortait toujours.

-Alors pourquoi tu ne l'as pas fait ?


La question se posait, après tout. Il savait, et il n'avait pourtant pas levé le petit doigt... Alors quoi ?




code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fidèles de Salem
avatar
Messages : 347
Date d'inscription : 26/11/2017
Age du joueur : 29

Message#Sujet: Re: C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)   Lun 8 Oct - 11:50

C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents.
Credence s’étonnait lui-même de ce qu’il était en train de dire, de la manière dont il était en train de parler à la femme sous ses yeux. Mais il n’y pouvait rien, il ne parvenait pas à ressentir pour elle autre chose que de la haine. Alors qu’en soit, ce qu’elle avait fait n’était rien de dramatique, il ne pouvait pas réellement reprocher le carnage qui avait eu lieu à l’église. Il comprenait même qu’on s’en prenne à l’église, il ne pouvait pas nier que lui-même avait par moment envie de s’en prendre à cette dernière, sans pour autant pouvoir faire quoi que ce soit. Et c’était bien là le souci, le jeune homme était incapable de faire quoi que ce soit. Que ça soit contre les fidèles de Salem, ou pour les sorciers, pour Monsieur Graves. Credence avait envie d’aider le sorcier à trouver l’enfant qu’il cherchait, mais il s’en sentait incapable parce qu’il avait beau chercher, il ne trouvait rien. Et même contre la femme sous ses yeux, il ne pouvait rien faire.

Parce qu’alors qu’il affirmait qu’il pourrait bien la dénoncer, la jeune femme en sembla surprise. Et elle avait raison. Elle avait de bonne raison d’être surprise de l’entendre affirmer ce genre de chose, de l’entendre parler de cette manière déjà et donner le sentiment d’avoir si confiance en ses capacités que cela. Parce que clairement, il était évident que ce n’était pas le cas. Et elle ne manqua pas de mettre en avant un point particulier des paroles qu’il avait prononcé. Credence disait qu’il pourrait la dénoncer. Soit. Mais pourquoi ne l’avait-il pas déjà fait ? Il aurait pu affirmer qu’il avait vu cette femme saccager l’église. Il aurait pu gagner quelque chose auprès de sa mère, mais il n’avait rien dit, préférant se taire et nier le fait qu’il avait vu quelque chose. Ne pouvant donc que récolter la colère de Mary Lou Barebone. Pourquoi ne l’avait-il pas fait ? Il n’en savait rien en réalité, à part qu’il ne pouvait pas nier qu’il ne reprochait pas réellement à la femme sous ses yeux ce qu’elle avait fait. Simplement parce qu’il aimerait avoir le courage d’en faire de même.

Credence perdit clairement du peu de confiance qu’il avait pu obtenir jusque-là, parce qu’on ne pouvait pas dire qu’il en avait en même temps. Il se contenta simplement de baisser son regard vers le sol, incapable de répondre à la question de la femme. Quand bien même, il tenta un peu de le faire quand même.

« Je… » Sa voix était particulièrement tremblante. « C’est… » C’était quoi ? Là était la question, il n’en savait rien du tout. « Je ne… je ne voulais pas. »

Credence aurait bien aimé avoir de nouveau un peu plus de courage, un peu plus de mordant comme précédemment. Mais la femme sous ses yeux le mettait mal à l’aise, parce qu’elle lui posait des questions qui le déstabilisait.
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pègre
avatar
Messages : 132
Date d'inscription : 24/05/2018

Message#Sujet: Re: C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)   Lun 8 Oct - 18:01


C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents.
L

e petit sursaut d'assurance que Milla pensait avoir décelé chez son jeune interlocuteur paraissait avoir complètement disparu, s'être dissipé aussi vite qu'il était apparu, à sa grande surprise, et dans son attitude mal à l'aise et sa quasi-incapacité à aligner deux mots, Milla reconnaissait davantage le Credence qu'elle s'était figurée à partir du peu d'informations qu'elle avait pu glaner sur lui et du peu de fois où elle l'avait vu. Il n'avait visiblement pas fallu grand-chose pour ébranler le peu de confiance en lui que possédait le jeune homme. Ce qui convenait très bien à la jeune femme, puisque ça lui permettait de garder l'ascendant (et c'était un fait, elle adorait cela). La jeune femme était tout de même surprise par ce revirement. Certes, il ressemblait davantage à Credence, mais en revanche, il ne s'était pas attendu à ce que le jeune homme articule les quelques mots qu'il prononça alors, et qui était plus qu'intrigants, donnant bien évidemment envie à la jeune femme de creuser davantage. Il ne voulait pas. En soi, ce n'était pas vraiment clair, mais Milla en tirait la conclusion qu'elle désirait, en l'occurrence, que son interlocuteur ne voulait pas la dénoncer, qu'il n'avait pas envie de rapporter ses actes aux autorités, et elle ne pensait pas franchement que ce soit dans le but de la protéger elle. Et si ce n'était pas dans le but de la protéger, alors peut-être était-ce parce qu'il cautionnait plus qu'il ne devrait l'admettre l'acte de vandalisme dont elle s'était rendue responsable. Et si tel devait être le cas, forcément, ça l'intéressait au plus au point. Il y avait manifestement quelque chose à creuser chez ce jeune homme, et puisqu'elle avait tout le temps qu'elle voulait devant elle, elle compter bien ne pas s'en priver.

-Tu ne voulais pas me dénoncer ?
demanda-t-elle, jouant les fausses innocentes, un sourire plus large aux lèvres. Tu aurais voulu être à ma place, peut-être, ajouta-t-elle, extrapolant très clairement, mais pourquoi devrait-elle s'en priver, en même temps, face à un tel interlocuteur, qui n'avait que peu de chances de riposter, qui plus est, c'était forcément beaucoup trop tentant. La prochaine fois, on pourra le faire ensemble, si tu veux. Ta mère n'aurait pas besoin de le savoir.

Elle se trompait peut-être, mais elle se disait, au fond, que ce jeune homme ne devait pas tenir tant que cela à sa mère adoptive. Elle ignorait tout de ce qu'elle lui faisait subir, mais elle n'ignorait rien en revanche du tempérament de Mary Lou Barebone, et le comportement apeuré du jeune homme semblait assez révélateur de ce qu'il vivait sans doute au quotidien. Pauvre enfant... Enfin... elle n'allait pas passer dix ans à le plaindre non plus, mais quand même.




code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message#Sujet: Re: C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)   

Revenir en haut Aller en bas
 
C’est leur pertinence qu’on reproche aux impertinents. (Milla)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ce que les enfants pensent de leur père!!!
» Le contrôleur doit se réveiller [Royaume kinétiques]
» BG : Précisions et règles pour leur rédaction
» Moustique et caméléon, semblables dans leur secret [Livre 1 - Terminé]
» Maëlys ✯ Des visages dans des cheveux d'or qui… oublient leur vertu

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Where to find them :: Welcome to the wizarding world :: Manhattan-