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 Le passé refait surface [pv Albus :333]

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Aberforth Dumbledore
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Message#Sujet: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeSam 5 Jan - 22:52


Le passé refait surface
C'

était encore pire que tout ce qu'il avait bien pu imaginer. Quand Aberforth avait découvert qu'un obscurial sévissait à New York, et que son frère avait décidé de se rendre en Amérique pour la peine, il avait estimé plus que nécessaire d'agir. Sans connaître les intentions d'Albus, il avait craint que son frère ne cherche à s'approprier l'immense pouvoir de cet enfant, et l'emploie à mauvais escient. Non pas que ce soit une perspective entièrement crédible, mais il y avait longtemps qu'Aberforth avait perdu toute subjectivité concernant son aîné. A l'heure actuelle, il l'imaginait tout bonnement capable de tout... et bien plus du pire que de meilleur. Le fait qu'il soit considéré en exemple par la plupart n'aidait en rien, il faut dire. Plus on louait les exploits et le caractère de son frère, plus il estimait de son devoir de prouver au monde qu'il se trompait, et dans les grandes largeurs.

Alors oui, son hypothèse pouvait sembler absurde, mais Aberforth en était bien moins certain à présent que son frère, dans un élan d'assurance, certainement, lui avait appris que sous l'apparence de Percival Graves se dissimulait en réalité le mage noir le plus dangereux et le plus puissant du monde sorcier. Gellert Grindelwald, lui, son frère et un obscurial réunis ensemble... c'était comme une réunion de famille ratée, la reconstitution de l'épisode le plus traumatisant de son existence. Sur le moment, Aberforth n'avait pas dit à Albus tout ce qu'il avait à lui dire, la situation était alarmante, il avait voulu secourir Credence... il n'était finalement parvenu à rien, mais contrairement à son frère, il avait au moins eu le mérite d'essayer.

Oui, après quelques hésitations, et pour ne pas subir une fois encore les conséquences des conneries de son frère, il avait fini par dénoncer Albus au MACUSA, mais au final, il se disait que c'était pour le mieux. Il ne comprenait définitivement pas ce qui se tramait dans l'esprit de son frère, mais ce qui était certain, c'est qu'il fallait qu'ils aient une discussion, et sérieuse, au demeurant. Dès qu'il le put, donc, il retrouva Albus, bien décidé à en découdre, et ce fut sans lui adresser la moindre salutation qu'il lança immédiatement les hostilités. Depuis leurs retrouvailles, Aberforth n'avait pas spécialement cherché à faire preuve du moindre commencement de début de sympathie à l'attention de son frère, mais ce n'étaient pas les circonstances récentes qui allaient améliorer l'affaire.

-Depuis quand est-ce que tu étais au courant ?
demanda-t-il d'entrée de jeu à l'adresse de son frère.

Est-ce qu'il avait su dès son arrivée en Amérique que Graves était là ? Il le pensait. Et même dans le cas contraire, son attitude n'était pas pardonnable pour autant. Il avait gardé sous silence un secret d'envergure. Ce n'était absolument pas pardonnable.




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Albus Dumbledore
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 6 Jan - 16:01

Le passé refait surface.
La situation n’avait définitivement pas pris la tournure que Albus aurait souhaité, qu’il avait imaginé. Le professeur de métamorphose ne pouvait que reconnaître qu’il avait eu tort, qu’il avait peut-être fondé trop d’espoir sur la chance. Cela étant, maintenant, au moins, Gellert Grindelwald était sous le feu des projecteurs et il ne manipulait plus le MACUSA. Est-ce que c’était mieux cela dit ? L’homme savait parfaitement que son ancien ami était particulièrement persuasif, son influence était grande. Albus craignait par conséquence que maintenant que son visage était connu de tous, que beaucoup savait qu’il était sur le sol américain, ses partisans allaient croitre. Au moins, quand il devait se cacher – même s’il se cachait encore par conséquence, il était évident qu’il devait se montrer prudent –, il ne pouvait pas se permettre de recruter plus de partisan. Maintenant… eh bien, ils allaient devoir voir comment les choses allaient se passer.

Albus serait bien rentré à Poudlard, honnêtement, maintenant que Newt était mis hors de cause et que l’obscurial s’était montré au grand jour. Mais il ne pouvait pas le faire. Bien évidemment, son frère n’avait pas manqué de le dénoncer et maintenant, on l’empêchait de voyager. Il ne pouvait donc pas retourner en Grande Bretagne, il n’avait pas le droit de quitter le sol américain. Donc, il allait rester et devoir sans aucun doute supporter les reproches de Aberforth. Albus ne regrettait pas réellement de lui avoir fait part de ce qu’il savait, mais il ne pouvait pas nier qu’il aurait apprécié que son frère ne le dénonce pas. Ce qu’il aurait pu s’attendre cela dit, comme il s’attendait à ce que son frère vide son sac alors qu’ils se retrouvaient.

Aberforth ne prit même pas la peine de le saluer quand il arriva, se contenta de rentrer dans le vif du sujet en lui demandant depuis combien de temps il était au courant de l’identité de Graves. Son frère n’allait pas aimer la réponse. Enfin, il la connaissait déjà cela dit.

« Tu as le don de toujours poser des questions en connaissant parfaitement la réponse Aberforth. »
Répondit-il simplement.

Il ne prit pas la peine de rentrer plus dans les détails, ça lui semblait juste évident. Son frère se doutait que c’était depuis le début que Albus était au courant de l’identité de Graves, même s’il n’avait pas envie de se dire que ça puisse être réellement le cas. Si ça ne l’avait pas été, de toute façon, le professeur savait bien que son frère n’aurait pas plus d’estime pour lui. Quoi que Albus puisse faire, son frère le détesterait. Alors à quoi bon arrondir les angles. Albus aimerait bien avoir une relation plus saine avec Aberforth, mais il ne pouvait pas le forcer à l’apprécier non plus. Il faisait ses proches choix, il ne pouvait pas les influences. Tant qu’il n’allait pas influencer les autres de son côté, ça irait.
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 6 Jan - 16:21


Le passé refait surface
P

eut-être Aberforth avait-il effectivement le don de savoir à l'avance ce que son frère allait lui répondre (encore qu'il se posait de nombreuses questions encore, et pour le coup, il n'avait vraiment aucune réponse tangible à l'esprit), mais ce qui était certain, c'était qu'Albus, de son côté, avait surtout le don de lui courir sur le haricot. Encore heureux qu'il s'arrange pour répondre de lui-même à ses questions, car s'il devait seulement compter après son frère, il se contenterait de réponses énigmatiques et qui se donnaient souvent plus de substance et de mystère qu'elles n'en avaient en réalité. Alors soit, il allait donc supposer que ses suppositions étaient juste, et que donc, Albus avait déjà eu connaissance de la vérité concernant Grindelwald avant même de mettre les pieds en Amérique.

Il n'était pas juste venu retrouver l'obscurial, il était venu retrouver son vieil ami, par nostalgie du bon vieux temps, parce qu'ils n'avaient jamais cessé d'être en contact ou pour il ne savait quelles autres conneries exactement. Et une fois encore, Albus exprimait la chose avec la plus grande décontraction, comme si ça n'avait pas la moindre importance, comme si ce n'était pas juste... extrêmement important, en réalité. Des Aurors avaient été assassinés, la situation avait échappé à tout contrôle, et Aberforth considérait définitivement que tout ceci aurait aisément pu être évité s'il avait juste ouvert sa bouche plutôt que d'abreuver son petit monde de phrases convenues avec ses airs de vérité descendue de son socle.

-Crois-moi, je te pensais capable de tout un tas de choses, Albus, mais je pensais au moins que t'en avais fini avec lui.


Il aurait estimé que c'était la moindre des choses. Cela n'aurait rien ôté à la rancoeur qu'il lui tenait, c'est certain, mais au moins, ça aurait été faire preuve du minimum de respect qu'il devait à Ariana. En agissant comme il l'avait fait, c'était comme s'il salissait sa mémoire dans les pires proportions imaginables, et au-delà du degré de dangerosité de la situation, c'était ce qui mettait le plus Aberforth en rogne. Pour lui, la complicité entre les deux sorciers ne faisait plus aucun doute. Il les avait vu à l'âge d'or de leur "amitié", et il ne voyait rien d'autre qui saurait justifier son silence alors qu'il avait su tout ce temps d'où provenait la menace, et qui plus est qu'elle avait infiltré le MACUSA.

-Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant qu'ils ont tué ce gamin ?
demanda-t-il, préférant expriment crument les faits de la sorte plutôt que d'employer le discours officiel, qui se résumait à un "l'obscurus a été détruit".

Aberforth se doutait que son frère ne lui dirait rien de la suite des événements, mais il pensait tout de même qu'Albus avait quelque chose derrière la tête. Et il voulait savoir quoi.





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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 13 Jan - 18:57

Le passé refait surface.
Albus ferait sans doute mieux de répondre aux questions de son frère, pour éviter qu’il ne s’imagine quoi que ce soit à son sujet. Cela dit, le professeur de métamorphose savait bien que quoi qu’il allait affirmer, Aberforth s’était déjà fait une idée sur la situation. Il savait que quoi qu’il allait affirmer, son cadet n’allait pas accepter ses propos. Quoi qu’il puisse dire, il n’allait sans doute pas le croire. Il ne parvenait pas à lui montrer sa bonne fois. Alors puisque Aberforth n’allait pas le croire, Albus n’avait pas spécialement de raison de répondre. Aberforth s’était fait une idée de la situation, ne croyant pas une seule seconde que Albus puisse avoir eu réellement envie de sauver Newt et de lui permettre de se sortir de cette terrible situation. Il pensait qu’il avait forcément une autre raison, ce qui n’était pas entièrement faux en un sens. Mais évidemment, puisque son frère avait découvert (grâce à lui, rappelons-le) que Graves n’était autre que Grindelwald, il ne pouvait pas s’empêcher de faire ses propres déductions. Et donc de penser qu’il était venu pour son ancien ami. Alors que ce n’était pas le cas. Il n’avait pas pensé que Gellert serait ici, même si ce n’était pas si étonnant en soit. Il ne s’attendait pas à le retrouver devant lui quand il avait rendu visite à Percival Graves.

Albus ne répondit rien quand son frère affirma qu’il pensait qu’il en avait au moins terminé avec lui. Encore une fois, le professeur de métamorphose pourrait prendre la peine de contredire son cadet, lui affirmer qu’il avait réellement terminé – même si ce n’était pas si vrai que cela – avec lui, qu’il n’était pas au courant de sa présence avant d’avoir posé les pieds sur le sol américain, mais il savait bien qu’il ne le croirait pas. Alors, le sorcier décidait de ne rien dire, de laisser son frère croire ce qu’il voulait. De toute façon, son frère enchaînait sur une autre question.

« Je pensais rentrer à Poudlard. » Répondit-il honnêtement. Il n’avait pas besoin de le cacher, c’était effectivement le cas, sans réagir à la manière dont Aberforth fit mention de l’enfant. L’homme avait pensé pouvoir retourner à l’école de magie et reprendre ses activités de professeur, tranquillement. Parce qu’il n’y avait pas lieu plus propice pour lui que Poudlard. Malheureusement, ses plans étaient un peu dérangés. « Mais il semblerait qu’on m’empêche de reprendre le bateau. » Ajouta-t-il, avec une certaine nonchalance.

Albus savait bien que c’était son frère qui l’avait dénoncé, affirmant qu’il était au courant de l’identité de Graves. C’était pour cela qu’on lui avait demandé – qu’on l’obligeait donc – de ne pas quitter le sol américain et de rester à disposition du MACUSA le temps de l’enquête. C’était la même chose pour Newt, le MACUSA avait envie de mettre un peu de lumière sur toute cette histoire, de détruire les dernières zones d’ombres et pour cela ils avaient besoin d’eux. Ce qui n’arrangeait pas plus que ça Albus d’ailleurs, parce que même si Gellert était dans le coin, il n’avait aucune raison de rester plus ici.
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 13 Jan - 19:25


Le passé refait surface
C

e fut toujours avec la même nonchalance qu'Albus répondit à sa question. Est-ce qu'il en avait vraiment rien à foutre de tout ou alors son détachement et son dédain n'étaient réservés qu'à lui ? Dans tous les cas, c'est sûr que ce n'était pas le comportement de son frère qui arrangeait l'opinion qu'Aberforth avait de lui. Bon, même s'il avait adopté une autre attitude, Aberforth ne lui aurait pas pour autant pardonné, mais il n'essayait pas. Il faut croire qu'il n'en avait rien à battre, comme il s'était fichu complètement d'Ariana. Et la réciproque n'était pas tout à fait vrai. Ce n'était pas pour rien qu'Aberforth était à ce point en colère contre Albus et ne lui laissait rien passer, c'était parce qu'il n'était pas n'importe qui pour lui, et il lui resterait toujours un fond d'amour pour ce frère qui l'avait tant déçu... et qui continuait de le faire, présentement. Parce qu'il s'en foutait, donc... et voir qu'il s'en foutait à ce point ne faisait qu'accentuer sa rage.

Le tout matiné d'un fond de culpabilité malvenu (et franchement, Aberforth se serait bien épargné cet accès de sensibilité, mais il ne le contrôlait pas vraiment). Parce que même si Albus ne le précisait pas, ils le savaient tous les deux : si Albus ne pouvait pas rentrer chez lui, traverser l'Atlantique, c'était parce qu'on l'avait dénoncé au MACUSA pour avoir connu la véritable identité de Percival Graves... En même temps, s'il ne l'avait pas fait, c'est lui qu'on aurait assigné au sol américain à perpétuité, donc sans façon. Et pourtant, il avait vraiment hésité à dénoncer Albus... Une part de lui n'avait pas eu envie de le faire. D'un autre côté, il était mouillé dans cette affaire, et s'il était de mèche avec Grindelwald (ce qui ne faisait pas de doute à ses yeux), c'était normal qu'on le surveille, au moins. Tant pis pour lui, il n'avait qu'à pas merder...

-On se demande pourquoi,
grommela Aberforth. Il ne manquerait plus qu'il s'excuse pour son comportement. Certes, il culpabilisait en partie d'avoir dénoncé son propre frère, d'un autre côté, il avait juste fait ce qu'il était de son devoir de faire, un point c'est tout. Réjouis-toi, ça va te laisser l'occasion de passer plus de temps avec ton grand copain. Même si ça risque d'être plus difficile pour toi, maintenant que le MACUSA te colle au train.

Il l'avait cherché, tant pis pour lui. Aberforth ne comptait pas compatir, de son côté. Quant à lui... eh bien, en l'absence de l'obscurial, il devrait sans doute juste rentrer chez lui, mais toute cette histoire était allée trop loin, il ne se voyait tout simplement pas repartir tout de suite.





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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeSam 19 Jan - 23:22

Le passé refait surface.
On n’avait pas du tout besoin de se poser la question, en effet, sur pourquoi Albus ne pouvait pas rentrer chez lui. Le professeur de métamorphose savait parfaitement que son frère l’avait dénoncé au MACUSA. L’homme avait prit un risque en informant à son frère l’identité de Gellert, il savait bien que ça allait avoir des conséquences et ça en avait eu. Aberforth avait donc décidé de le dénoncer et le MACUSA lui avait interdit de partir du sol américain, afin de pouvoir le questionner. On le soupçonnait, sans qu’il ne soit bien étonné, d’être de mèche avec Grindelwald. Ce n’était pas étonnant non, mais c’était idiot quand même aux yeux de l’homme. Cela dit, le professeur savait bien que son frère n’allait pas en démordre avec cette histoire, avec le fait qu’il était proche de son ancien ami et qu’il le pensait de connivence. D’ailleurs, Aberforth ne manqua pas de le préciser d’ailleurs en affirmant qu’il devait se réjouir, parce qu’il allait pouvoir passer du temps avec son « grand copain ».

Albus poussa un soupire, il n’était pas réellement capable de cacher le fait que son cadet l’agaçait quand même prodigieusement par moment. Il s’était mis ça en tête et il n’avait pas l’intention de changer d’avis. Enfin le professeur devrait peut-être prendre un peu plus la peine de répondre à ses questions.

« Penses-tu réellement que j’aurais pris le risque de me causer des ennuis en te faisant comprendre qui il était ? »
Demanda-t-il, dans un fin sourire cela dit. Parce qu’il ne pouvait pas s’empêcher de sourire et de poser ses questions avec un air un peu léger, quand bien même la conversation n’avait rien de légère. « J’aurais pu ne rien dire du tout. »

Et c’était la vérité, l’homme aurait très bien pu ne rien dire du tout à son frère, il n’aurait pas compris que c’était Gellert qui se cachait dans l’apparence de Percival Graves. Enfin, Albus se doutait qu’on allait lui reprocher de ne pas avoir dit plus tôt qu’il était au courant que son ancien ami avait pris l’apparence du directeur du département de justice du MACUSA, mais il trouvera sans doute une réponse toute faite quand même. Mais effectivement, le fait que Gellert soit encore dans les parages le rendait curieux. Oh, il se doutait de ce que son ami avait l’intention de faire. Il n’était pas certain que ça soit une bonne chose qu’il soit encore ici cela dit, il sera bien mieux à Poudlard. Mais est-ce qu’il avait réellement envie de partir en abandonner Newt Scamander qui ne pouvait pas partir sans ses créatures et Gellert dans les parages. Sans oublier cette histoire d’obscurial tout de même, même si l’enfant avait été tué par les Aurors du MACUSA. Ce qui était particulièrement dommage d’ailleurs. Même si Albus ne pouvait pas encore se douter que l’enfant avait survécu et qu’il allait avoir de nouveau un rôle à jouer.
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 20 Jan - 9:17


Le passé refait surface
A

lbus marquait un point, en effet. Il n'était pas le dernier des idiots, il devait forcément savoir quelles seraient les conséquences de ses aveux, et pourtant, il avait bel et bien admis connaître la véritable sur la véritable identité de Graves. C'était clairement se tirer une balle dans le pied. Oui, il aurait pu ne rien dire dju tout, mais aux yeux d'Aberforth, ça n'y changeait absolument rien... Les faits restaient les faits, et il y avait longtemps qu'il avait renoncé à comprendre la logique qui sous-tendait la manière de faire de son frère. Peut-être que ce n'était pas logique du tout, en réalité. Peut-être qu'à force de jouer les énigmatiques imperturbables (et bon sang, ce qu'il détestait cette attitude), tout le monde avait fini par se dire qu'il était juste trop intelligent pour tout le monde, alors qu'en réalité, Albus était seulement un idiot qui savait faire illusion.

Bon, il n'y croyait pas vraiment. Il savait pertinemment que son aîné était, au contraire, d'une intelligence redoutable... mais de fait, suffisamment intelligent pour savoir qu'en lui avouant ce qu'il savait, il se retrouverait dans sa position actuelle : coincé sur le sol américain tant que le MACUSA n'aurait pas estimé sa part de responsabilité dans l'affaire. Et une responsabilité, il en avait une quoi qu'il en soit. Qu'il ait été complice ou non de Grindelwald, le fait est qu'il s'était tu dans tous les cas. Sans lui, la vie de plusieurs Aurors aurait peut-être pu être épargnée, et ça, Albus pourrait tout de même l'admettre, non ? Puisqu'il était si intelligent, justement...

-Voilà longtemps que j'ai renoncé à te comprendre,
répliqua simplement Aberforth. Je dois être trop con pour ça, j'imagine. Il marqua une pause, toisa un instant son interlocuteur. C'est vrai, tu aurais pu ne rien dire, mais tu as attendu la dernière minute pour m'en parler. Tu aurais pu intervenir, mais tu es resté contempler le spectacle de loin, alors que tu sais aussi bien que moi que si tu t'étais bougé, Grindelwald aurait pu être arrêté. A la fin, arrête de faire comme si tu étais blanc comme neige. Tu as menti, tu n'as rien fait, tu mérites ce qui t'arrives... Tu mériterais même pire.

Rien ne faisait sens dans le discours de son frère. Bien sûr, il s'était posé la question pour sa part exactement, il ne savait pas du tout pourquoi son frère avait fait preuve de cet élan de sincérité à son adresse, mais au bout du compte, il se demandait si ce n'était pas juste un élan vicieux de sa part, parce qu'il savait dans tous les cas que Grindelwald en réchapperait. Ou bien c'était juste une feinte. Il avait préféré faire comprendre au MACUSA qu'il avait été au courant plutôt que d'attendre qu'il le découvre et fouille peut-être où il ne fallait pas le regarder. Dans tous les cas, non, ça n'excusait pas son attention.




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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 3 Mar - 15:06

Le passé refait surface.
Son frère affirma qu’il avait arrêté d’essayer de le comprendre, ce qui en soit n’étonnait pas plus que cela Albus. En réalité, de son côté, le professeur de métamorphose ne pouvait pas nier qu’il ne comprenait pas toujours Aberforth non plus et pourtant il avait quand même plus d’un tour dans son sac. Mais non, par moment – pour ne pas dire souvent – les deux frères ne se trouvaient pas du tout sur la même longueur d’onde. Cela dit, Albus ne pensait pas que Aberforth faisait bien d’affirmer qu’il était trop « con » pour ça. Ce n’était évidemment pas comme ça que le professeur voyait les choses, il ne trouvait pas son frère était idiot ou il ne savait quoi d’autre. Il était simplement trop… parfois beaucoup trop entier. Et il se laissait emporter par ses émotions, qui étaient forcément nombreuses. Par la souffrance qu’il continuait de ressentir et que Albus ne comprenait que trop bien, malgré les pensées de son cadet.

Albus écouta son frère remettre en cause ses décisions, comme toujours. Évidemment qu’il mettait en cause ce qu’il avait fait et surtout ce qu’il n’avait pas fait, puisque Aberforth était incapable de comprendre qu’il ne pouvait rien faire contre son vieil ami. Et ce n’était pas seulement parce qu’il n’avait pas envie de faire quoi que ce soit, quand bien même il ne pouvait pas nier le fait qu’il y avait un peu de ça. Même s’il avait fait quelque chose, Grindelwald n’aurait pas pu être arrêté. Cela dit, peut-être qu’effectivement certaines personnes seraient encore en vie. Mais Albus n’avait pas le temps d’avoir la mort de ces personnes sur la conscience.

« Même si j’avais décidé d’intervenir, ça n’aurait rien changé. » Répondit-il, de nouveau très posément. Il se montrait honnête avec Aberforth, il ne se contentait pas de dire cela dans le but de se donner bonne conscience. Il ne pouvait vraiment rien faire contre Grindelwald, comme de son côté son ancien ami ne pouvait techniquement rien faire contre lui non plus. La différence résidait dans le fait qu’il n’y avait aucune raison qu’on tente d’arrêter un simple professeur de métamorphose à Poudlard. « Je sais bien que c’est difficile pour toi de le comprendre, mais il faut que tu me croies. » Autant dire que c’était beaucoup demandé à son cadet qui ne lui faisait plus la moindre confiance depuis la mort d’Ariana. Ce n’était pas pour rien que leur relation s’était dégradée au fil du temps, et surtout qu’elle s’était déchirée à la disparition de leur sœur. Albus avait conscience qu’il en demandait sans doute beaucoup trop à son cadet, que ce dernier n’allait pas accepter si facilement de le croire, mais que pouvait-il espérer d’autre ? Il espérait vraiment que Aberforth comprenne qu’il n’était pas son ennemi, qu’ils étaient dans le même camp. Le mieux était sans doute qu’il prenne la peine de le lui dire directement. « Je suis de ton côté Aberforth, je ne suis pas ton ennemi. »
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 3 Mar - 15:25


Le passé refait surface
D'

accord, Aberforth pourrait (devrait même) admettre qu'il n'avait pas une vision globale de la situation et que cela ne lui permettait pas d'avoir une opinion aussi tranchée que celle qu'il se permettait d'avoir malgré tout. Seulement, il n'arrivait tout simplement plus... eh bien, à faire confiance, tout simplement. Le comportement d'Albus, secret et énigmatique, ne datait pas d'hier, c'était en lui depuis toujours et Aberforth le savait. Mais justement, à l'époque, en dépit des frictions qui avaient pu naître entre eux, surtout après la mort de leur mère, il y avait toujours en lui ce fond d'estime, cette confiance, cette certitude... Aberforth admirait son frère, et même s'ils ne se comprenaient pas toujours, il avait eu suffisamment d'estime pour lui pour demeurer aveugle à ses agissements, jusqu'à ce qu'il soit trop tard...

Quand le drame s'était produit, il s'était en plus du reste senti trahi, dupé... et il était impossible pour lui de se contenter de promesse et de hocher la tête comme si ça ne lui posait aucun souci. Aberforth, de toute manière, estimait qu'il y avait deux poids deux mesures. Comment son frère pouvait-il ainsi exiger de lui qu'il lui fasse confiance alors que lui, de son côté, ne lui disait rien, ni de ses projets, ni de son passé, ni de ce qu'il avait en tête. Aberforth était incapable de simplement attendre que les circonstances donnent éventuellement raison à son frère, c'était au-dessus de ses forces. Il avait besoin de savoir, de comprendre... Et au lieu de répondre à ses questions, Albus se contentait de lui assurer qu'ils étaient dans le même camp. Là encore, c'était peut-être vrai... Mais rien ne le prouvait. Aberforth avait besoin de convictions, d'éléments tangibles, de certitudes. Il en avait assez des grandes phrases ou des tournures élliptiques et alambiquées. Il avait besoin de preuve, quelque chose de certain, de matériel. Et oui, c'était un réel besoin, pas seulement parce qu'il voulait savoir pour de bon s'il avait eu raison ou tort, mais parce que sans cela, il était inconcevable pour lui d'enterrer la hache de guerre avec son frère.

Cela étant dit, même avec cela, l'homme n'était vraiment pas sûr d'être à même de tirer un trait sur la situation et de simplement continuer son chemin comme si de rien n'était. Car chaque minute passée avec Albus équivalait au souvenir cuisant de ce moment où Ariana avait laissé échapper son dernier soupir. Albus ne réussissait pas à l'oublier, il n'y parviendrait jamais. C'était trop douloureux... et ça, c'était une chose que tous les efforts du monde de la part d'Albus ne sauraient jamais corrigé. S'il faisait réellement des efforts, en fin de compte. Aberforth laissa passer une légère pause. Parfois, une infime part de lui avait envie de pardonner, pour avoir le coeur moins lourd, pour réussir à aller de l'avant.

-Je peux pas...,
dit-il après un moment. J'arrive plus à te croire. J'arrive pas à te pardonner.




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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 31 Mar - 18:05

Le passé refait surface.
Albus savait que les mots pouvaient avoir un grand pouvoir, bien évidemment, mais que ce n’était pas toujours suffisant. Ce n’était pas parce qu’il affirmait à son frère qu’il était de son côté que l’homme allait le croire sur parole. Au vu de la situation, d’ailleurs, Aberforth avait de bonne raison de ne pas le croire. On ne pouvait pas dire que son ainé s’était montré toujours très droit dans sa vie. Mais en même temps, il avait quand même vraiment envie de convaincre son frère qu’il n’était pas contre lui. D’accord, il devait bien reconnaître qu’il avait gardé une information importante pour lui, alors qu’il aurait sans doute dû la dévoiler. Mais… eh bien, Albus n’était qu’un homme au final. Il avait fait une erreur, sans aucun doute, qu’il devait bien reconnaître qu’il payait quand même (bon, il n’avait pas payé de sa vie contrairement à certain Auror d’ailleurs), parce qu’il n’avait pas la possibilité de retourner à Poudlard. Cet endroit où il avait envie de retourner maintenant que Newt était plus ou moins sorti d’affaire. Un endroit où… il était plus ou moins protégé.

Aberforth confirma qu’il ne pouvait pas lui faire confiance, qu’il ne parvenait pas à le croire… qu’il ne parvenait pas à lui pardonner. Albus était bien placé pour savoir exactement ce que son frère pensait de la mort de leur sœur, qu’il le considérait pleinement responsable. Est-ce qu’il l’était vraiment ? Albus avait envie de croire qu’ils avaient tous leur part de responsabilité dans la mort d’Ariana. Parce qu’ils s’étaient battus, parce que Aberforth avait lancé cette dispute en s’en prenant à eux. Parce que Albus avait simplement mis trop de côté sa famille pour ses ambitions. Il le reconnaissait, après coup, bien trop tard sans aucun doute, qu’il avait mis de côté sa famille alors qu’il prenait la place de celui qui devait s’occuper de tout le monde. Et surtout celui qui devait s’occuper de sa sœur, la considérant presque comme un fardeau. Non pas presque… malheureusement, Albus devait bien reconnaître qu’il avait considéré sa sœur comme un fardeaux.

« Je ne me pardonne pas non plus. » Reconnu-t-il. Ça devait être la première fois de sa vie qu’il le reconnaissait à voix haute et encore plus devant son frère. Il ne se pardonnait pas la mort de sa sœur, il avait conscience qu’il avait sa part de responsabilité, parce qu’il avait cherché à obtenir un pouvoir qu’il ne méritait sans doute pas. Ce n’était pas pour rien qu’il avait abandonné toute ambition, quand bien même il avait conscience que c’était sûrement trop tard. Il ne pouvait pas demander à son frère de lui pardonner pour la mort de leur sœur, alors qu’il ne se pardonnait pas à lui-même non plus. Il avait simplement envie qu’il lui fasse confiance, ce qui serait déjà une bonne étape. « Il a trouvé la baguette de Sureau. » Affirma-t-il alors, comme si c’était sorti de nulle part.

Mais ça ne l’était pas complètement en réalité.
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 31 Mar - 18:31


Le passé refait surface
I

l ne servait sans doute à rien de remuer le passé. Quoi qu'il arrive, quoi qu'ils en disent, rien n'y ferait, ce serait toujours pareil, les faits étaient les faits, et puisqu'ils n'iraient pas remonter le temps pour les empêcher, alors la rancoeur et la douleur ne s'estomperaient jamais. Malgré tout, impossible, évidemment, de faire abstraction du passé dans ces circonstances, et ils ne pouvaient pas du tout se retrouver ensemble tous les deux sans remuer ce passé douloureux. Et parfois, incidemment, à force de remuer, il en ressortait quelque chose d'inattendu. Comme les propos d'Albus.

Au fond, Aberforth se doutait que son frère devait se reprocher, ne serait-ce qu'un peu, ce qui était arrivé à Ariana. Dans le cas contraire, il aurait sans doute poursuivi dans la droite lignée de ses ambitions (quand bien même l'homme s'était souvent convaincu du fait que la fuite de Grindelwald était la seule chose qui avait retenu son frère de poursuivre ainsi)... Cela dit, oui, c'était la première fois qu'Aberforth l'attendait. Et c'était là des mots qu'il avait attendu d'attendre longtemps. Sans doute trop longtemps... car il était trop tard. Trop tard pour qu'Aberforth pardonne sous prétexte qu'Albus avait des scrupules. Au mieux, Aberforth en éprouvait, à dire vrai, une légère mais sincère satisfaction. Il n'était pas le seul à souffrir, et c'était justice. Aberforth ne savait même pas vraiment comment y réagir, mais il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, car Albus avait déjà dû reprendre la parole.

Il resta un moment interdit, puis poussa un profond soupir. Il aimerait être surpris, mais ce n'était pas vraiment le cas. Son seul doute avait pu résider dans le fait de croire que les reliques quie le duo infernal poursuivait à l'époque existait vraiment. Mais dans le fond, que Grindelwald ait poursuivi les mêmes chimères, encore et encore, ce n'était pas étonnant. Il suffisait de voir où en était le mage noir à l'heure actuelle pour le comprendre. Alors oui, il avait la baguette de sureau, c'était la merde, cette histoire n'avait jamais de fin, c'était un enfer, ais dans tous les cas, ce n'était pas une surprise...

-Il faut que ça s'arrête, Albus,
finit-il par dire finalement.

Il fallait que ce cauchemar s'arrête, oui. Pour Ariana, pour sa mémoire. Pour toutes les victimes de Gellert, ça avait beaucoup trop duré. Des années et des années, bien trop longtemps... Et si ça continuait encore aujourd'hui, Aberforth ne réussissait qu'à penser que c'était parce qu'Albus mettait des oeillères, refusait de voir quoi que ce soit.

-Pourquoi tu ne fais rien ?


Il avait besoin de comprendre. Il en avait vraiment assez... Il ne pouvait que se sentir concerné par cette affaire. Et Albus l'était plus que lui. Il avait besoin de comprendre.




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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeVen 5 Avr - 14:38

Le passé refait surface.
Albus avait conscience que quand il allait dire à son frère que Grindelwald possédait la baguette de Sureau, ça n’allait pas lui plaire. En même temps, le professeur de métamorphose ne pouvait pas nier qu’il n’avait pas spécialement sauté de joie en apprenant qu’il était rentré en possession de la relique de la mort. Il avait été surpris, bien évidemment, parce que ça signifiait qu’elles existaient bel et bien – mais en même temps Albus y croyait dur comme fer –, mais également parce qu’il s’était demandé si l’homme avait eu les autres reliques. Forcément, Albus ne pouvait que difficilement cacher son intérêt pour la pierre de résurrection, même s’il avait parfaitement conscience que ce n’était pas une bonne chose.

Aberforth réagit d’une manière qui ne surpris pas Albus. Il ne répondit pas tout de suite, il poussa un soupir, sans doute parce qu’il avait dû se douter que c’était quelque chose qui pouvait bel et bien arriver. Et finalement, quand il reprit la parole, ce fut pour lui affirmer qu’il fallait que ça s’arrête. Sans grande surprise, encore une fois, Albus comprenait bien que Aberforth lui mettait encore beaucoup trop de responsabilité sur lui. Le professeur était cependant d’accord avec son cadet, il avait conscience que tout cela devrait s’arrêter à un moment donné, que si rien ne se passait, Grindelwald allait aller encore beaucoup trop loin. Même si c’était déjà le cas, clairement. Albus ne pouvait pas donner tort à son frère donc, mais quand ce dernier lui demanda pourquoi il ne faisait rien, le professeur ne put que pousser un sourire las. Il savait bien qu’il ne pouvait pas continuellement tenir son frère à l’écart, surtout que ce dernier ne se retenait quand même pas pour venir sur le devant de la scène. Il était grand temps de tout lui dire.

« Nous avions évidemment envisager la possibilité que nos… intérêts diverges. » Albus n’était pas réellement fier de la manière dont il voyait les choses quand il travaillait main dans la main avec Gellert. La manière dont il avait eu envie d’obtenir bien plus de pouvoir, d’être bien plus puissant. Il avait conscience que c’était ce qui l’avait perdu, ce qui avait perdu Arianna également. « On a scellé un pacte. » Ajouta-t-il, en e doutant que son frère n’allait pas s’imaginer que ce pacte n’était qu’une promesse de parole. Il avait bien plus de force, une grande magie que même Albus ne pouvait pas contrer si facilement. « Je ne peux pas m’en prendre directement à lui. »

C’était la première fois que Albus parler de ce détail, dont encore une fois il n’était pas le plus fier. Personne d’autre n’était dans la confidence de son côté. Aberforth n’avait plus aucune raison maintenant de se questionner sur le fait qu’il n’agisse pas. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas, pas vraiment, il ne pouvait vraiment pas le faire. Il n’aurait pas pu aller sur le devant de la scène lors du nouvel an, il ne pouvait pas s’opposer à Gellert.
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeVen 5 Avr - 17:17


Le passé refait surface
A

berforth s'était tant et si bien habitué à questionner sans jamais obtenir la réponse tant escomptée à ses interrogations qu'il ne s'était pas imaginé que cette fois ci ferait exception. Il avait songé que son frère lui arguerait peut-être qu'il était capable de tirer ses propres conclusions de la situation, ou autre remarque énigmatique qui avait le don de faire sortir le cadet de ses gonds. Mais non, ce ne fut pas ce qui se passa. A la place, Albus lui adressa une réponse complète, honnête... Enfin... il fallait espérer qu'il soit honnête, du moins, ce qui restait à vérifier. En tout cas, il rompait avec ses habitudes, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Aberforth ne s'était pas attendu à cela.

Ils, donc Grindelwald et lui, avaient envisagé que leurs intérêts divergeraient peut-être à un moment ou à un autre. Aberforth avait envie de dire que dans cette phrase, le terme "évidemment" était de trop. Aberforth n'estimait pas franchement que, à l'époque, en tout cas, Albus ait pu s'imaginer que son chemin se séparerait de celui à qui il avait consacré tout son temps, toute son attention et toute son énergie durant quelques semaines de son adolescence. Mais soit, ils avaient donc pris des mesures dans l'éventualité où ils ne seraient plus d'accord. Et pour ce faire, ils avaient contracté un pacte.

En quoi consistait-il ? Aberforth ne pouvait que tenter de le deviner à partir des informations en sa possession. Il était très probable qu'il soit question de loyauté, et de ne pas s'en prendre à l'autre... ce qui signifiait, grosso modo, si Albus ne le baratinait pas du moins, qu'ils étaient tous concrètement dans la merde. Albus conclut en affirmant qu'il ne pouvait donc pas s'en prendre directement au mage noir. Définitivement, peu importe les circonstances, Albus se trouvait toujours de bonnes excuses, mais celle-ci, tout de même, était relativement alarmante.

-Un pacte... comme un serment inviolable, tu veux dire ?


C'était la première chose qui venait à l'esprit d'Aberforth, et cette idée ne lui plaisait, mais alors vraiment pas du tout. Pourtant, il croyait sans mal à la crédibilité de cette suggestion. Albus, vaillant Albus, impétueux Albus, stupide Albus, qui aurait lié à la vie à la mort son destin à celui de Gellert Grindelwald. Si tel était le cas, ils n'étaient clairement pas sortis de l'auberge.

Aberforth ne savait pas sur quel pied danser. Il se sentait en colère, en colère contre Albus qui avait ainsi mêlé sa vie à celle d'un homme qu'il n'avait connu qu'un court épisode de sa vie, pourtant, et qui détruisait tout sur son passage. Il brûlait de lui demander si ce pacte n'était pas vraiment une excuse ? Et s'il n'était question de pacte, est-ce qu'il serait capable de s'en prendre à son ancien ami ? Mais chaque chose en son temps. Pour l'instant, il voulait surtout comprendre... Surtout qu'en plus de colère, il éprouvait aussi une certaine inquiétude pour son frère. Même s'il prendrait soin de la cacher, bien sûr.



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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 7 Avr - 14:32

Le passé refait surface.
Albus aurait pu se contenter simplement de ne pas répondre aux questions de son frère, de ne pas entrer dans les détails. Ce n’était pas comme si ça aurait été la première fois qu’il lui poserait des questions sans obtenir de réponse. Aberforth n’avait pas besoin de connaître tous les détails, très clairement. Mais en même temps, le professeur de métamorphose voyait bien qu’il prenait tout cela à cœur, bien trop à cœur à son goût d’ailleurs. Oh, il comprenait, après tout Aberforth tenait Albus et Gellert pour responsable de la mort de Arianna, et il n’avait pas tord de penser de la sorte, autant dire que ce n’était pas spécialement étonnant qu’il se sente investie alors que le mage noir revenait à la surface aux États-Unis. Surtout au vu des événements, de cet obscurus, de son propre voyage en Amérique. Albus avait bien conscience que son frère n’allait pas en démordre, qu’il ne lâcherait pas l’affaire et cette fois-ci, contrairement à de nombreuses fois, il avait décidé de se montrer honnête. Ainsi, sans doute que son cadet allait pouvoir comprendre pourquoi il ne réagissait pas, pourquoi il ne combattait pas Grindelwald directement.

Ce n’était pas – seulement – parce qu’il ne voulait pas le faire, c’était parce qu’il ne pouvait pas le faire. Est-ce que ça avait été si évident que leurs chemins se séparent ? Non, clairement Albus avait cru qu’il partagerait sa vie et sa puissant avec Gellert, et il avait le fin espoir que c’était aussi le cas de l’homme en question. Aberforth avait donc de bonne raison de se méfier, cela dit ça n’enlevait pas le fait que les deux hommes avaient quand même eu de bonnes raisons de sceller ce pacte. Au cas où, parce qu’on ne savait jamais ce que la vie réservait. Albus avait envie de croire qu’au fond ils avaient bien fait dans le sens où effectivement les chemins qu’ils avaient pris étaient bien différent, mais en même temps ça n’arrangeait pas réellement ses affaires. Quoi que ça lui donnait une bonne excuse pour ne pas s’en prendre à son vieil ami.

« C’est plus ou moins ça oui. »
Répondit-il. Albus ne pensait pas nécessaire de rentrer dans les détails, au vu de la situation, cela ne servait à rien qu’il le fasse. La seule chose qui comptait c’était que Aberforth comprenne bien qu’il ne pouvait rien faire contre Gellert. Les conséquences qui en découlaient n’étaient pas les plus importantes. « Ça m’empêche de l’affronter directement. Et même indirectement, c’est très compliqué. »

Il ne pouvait pas demander à quelqu’un de foncer tête baissée devant Gellert Grindelwald pour l’affronter avec l’espoir qu’il parvienne à l’arrêter. Forcément, ça serait sans doute mieux que Albus ne fasse pas de la rétention d’information, mais en même temps ils en revenaient toujours au même point à ce stade. Albus ne prétendait pas qu’il agissait toujours de la bonne façon, au contraire ça lui arrivait très souvent de se tromper, de faire des erreurs. Et globalement, ça concernait quad même souvent Gellert.
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeDim 7 Avr - 14:54


Le passé refait surface
P

lus ou moins ça... Super. Voilà typiquement le genre de réponse qu'Aberforth détestait profondément de la part de son frère. A chaque fois, il fallait lui sortir les vers du nez, et quand il vous donnait enfin des pistes concrètes de réflexion, voilà qu'il ajoutait quelques remarques cryptiques par-dessus pour que ce qu'on pensait avoir compris plutôt se complique. Aberforth avait besoin de concret, pas de jouer aux devinettes, surtout si la vie de son aîné devait être en jeu, d'une manière ou d'une autre (quoi qu'elle l'était forcément, car lui demander de s'attaquer à Grindelwald, ce n'était en rien avoir l'assurance qu'il emporterait la victoire, mais passons).

Plus ou moins, de ce qu'Aberforth en comprenait, cela signifiait qu'il ne s'agissait pas d'un serment inviolable au sens strict du terme, mais bien d'autre chose... Et Aberforth n'avait pas la moindre idée de quoi. Il n'était pas un érudit comme pouvait l'être son aîné, il n'avait aucune connaissance de toutes les formes de pactes ou de serments qui pouvaient exister. Il avait conscience de ce qu'était un serment inviolable parce que le sort était aussi dangereux que répandu et qu'il traînait de bonnes dizaines d'anecdotes révoltantes à ce sujet. Mais là, il était question d'autre chose, et cette autre chose, Aberforth ne l'assimilait pas, ce qui signifiait aussi qu'il n'en assimilait pas non plus les tenants et aboutissants, et il préférait quand même qu'il clarifie une bonne fois pour toutes ce qu'il en était très exactement.

Il voulut adresser une nième réplique cinglante à son frère quand ce dernier affirma qu'attaquer son nemesis d'autrefois (ou ami, ça avait l'air de dépendre des moments) même indirectement serait compliqué. Aux dernières nouvelles, les choses compliquées n'avaient absolument jamais arrêté Albus, bien au contraire, même. L'homme était capable du pire pour arriver à ses fins, Aberforth en avait été témoin, et il était plus manipulateur que ce que beaucoup pourraient soupçonner... Alors il serait peut-être temps d'admettre que s'il se cachait derrière ces excuses pour ne pas combattre et ne pas en faire davantage, c'est que ça l'arrangeait bien, surtout, d'avoir une réponse à donner à tous ceux qui lui bottaient le cul dans l'espoir de le voir réagir.

Oui, il avait envie de dire tout ça, mais il se contenait. De toute façon, son legilimens de frère avait accès à ses pensées en libre servie s'il le désirait, alors ça ne changeait pas forcément grand-chose à l'affaire dans tous les cas. Ce n'était pas comme s'il ne pouvait pas aisément deviner ce qu'était son opinion sur le sujet.

-Et y a pas un moyen d'annuler ce pacte ou quelque chose du genre ?


Albus allait sans doute lui rétorquer que c'était impossible, puisque impossible semblait son mot d'ordre, étrangement... Mais dans ce cas, tant pis, Aberforth s'attaquerait seul à Grindelwald s'il le fallait, mais il en avait vraiment assez de ces conneries.


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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeMar 9 Avr - 16:28

Le passé refait surface.
Est-ce que le pacte qu’il avait fait avec Gellert n’était pas une très bonne excuse pour Albus ? Eh bien, le sorcier ne pouvait pas complètement donner tort aux pensées que son frère avait si vivement – et qu’il ne pouvait que capter au vu de la situation –, même s’il avait envie de le faire. Il avait envie d’affirmer que ce n’était que le pacte qui l’empêchait de réellement s’en prendre à son ancien ami, mais au fond il avait conscience qu’il y avait plus que ça. Forcément qu’il y avait plus que cela. Il avait quand même partagé énormément de chose avec Gellert et il ne pouvait pas entièrement mettre ses sentiments de côté. Cela dit, il avait aussi parfaitement conscience que le monde allait mal et qu’il ne fallait pas que le mage noir continue sur sa lancée. Bien sûr qu’il avait conscience qu’il fallait l’arrêter et Albus avait à cœur de l’arrêter, même s’il ne pouvait pas le faire directement. Cela dit, forcément, c’était plus compliqué encore. Parce qu’il s’agissait de Gellert, parce que le sorcier avait trouvé la baguette de sureau. Alors oui, au fond, ce pacte était en partie une excuse que le professeur de métamorphose pouvait se donner, même s’il n’avait pas l’intention de l’avouer. On allait encore affirmer qu’il était manipulateur – enfin, son frère n’allait pas manquer de le penser –, mais il n’avait pas le choix de toute façon.

Albus trouvait dans tous les cas qu’il en disait déjà énormément à Aberforth au final. Il venait de lui affirmer que Gellert avait la baguette de sureau, qu’il ne pouvait pas s’en prendre à lui directement parce qu’ils avaient formé un pacte. C’était des éléments qu’en temps normal, le professeur aurait sans doute évité de partager avec son frère, mais en même temps il savait bien que pour avoir la confiance de Aberforth il fallait qu’il s’ouvre un peu plus.

« C’est envisageable de l’annuler, peut-être. »
D’accord, Albus ne se montrait pas clair, mais en même temps il n’était pas sûr et certain que ce pacte puisse être détruit. En l’état, c’était évident que ce n’était pas le cas, parce qu’il ne l’avait pas en sa possession. « Il se matérialise sous la forme d’un pendentif. » Précisa-t-il, en se montrant vraiment plus ouvert qu’il ne l’avait jamais été avec son cadet. « Et je ne l’ai pas en ma possession. »

Il ne l’avait pas non, il savait parfaitement que c’était Gellert qui l’avait en sa possession. Autant dire que ça n’allait pas du tout arranger ses affaires. Et il n’était pas dans son intérêt, au mage noir, de le détruire. Ce qui arrangeait en partie les affaires d’Albus, parce qu’il savait qu’il en était un peu protégé par conséquence. Mais en même temps, il savait aussi que Gellert devait chercher à se protéger en même temps, de l’empêcher de s’attaquer directement à lui. Ce qu’il n’avait aucune envie de faire, il ne pouvait pas le nier, mais on n’allait peut-être pas lui laisser le choix.
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeMar 9 Avr - 18:21


Le passé refait surface
L

e conditionnel semblait être le temps préféré d'Albus tant il en usait et abusait dans leur conversation, tout était de l'ordre de l'impossible, et quand ça ne l'était pas, ça rejoignait le cadre de l'envisageable. Mais ce n'était jamais quelque chose de vraiment certain, de manière générale. Et c'était frustrant. Il y avait des choses concrètes, qui se passaient en ce moment. Des choses difficiles, des choses graves, et qui nécessitaient des résolutions tout aussi concrètes. Ils ne sauveraient pas Grindelwald à grand renfort de "peut-être". Il avait besoin de comprendre, d'obtenir des clés susceptibles d'encourager un vrai progrès dans son comportement. Parce que vraiment, cette situation l'épuisait complètement. Il savait que la tâche serait ardue quoi qu'il en soit. Mais si les principaux concernés ne mettaient pas la main à la pâte, on ne serait pas sorti de l'auberge.

Ceci dit, Aberforth considérait comme un signe encourageant le fait que son frère admette que le pacte puisse être annulé. Certes, il y mettait clairement des réserves. Mais l'homme se rendait bien compte que quand il serait question de son ancien ami, Albus serait toujours sur la réserve, voudrait toujours se trouver des excuses ou prendre des pincettes (ce n'était pas forcément moins bien que d'y aller avec de gros sabots comme Aberforth le suggérait, mais passons). Le pacte se présentait sous une forme matérielle, celle d'un médaillon, ce qui signifiait par conséquent, qu'il pouvait potentiellement être détruit, et le "maléfice" annulé. Bon, connaissant les deux zoziaux, il était bien probable qu'ils aient garanti toutes les difficultés possibles afin que le pacte ne puisse être détruit facilement... mais en y mettant de l'énergie à la tâche, ce pouvait bel et bien être possible.

Alors, en soi, ça pouvait être un bon plan, sauf que. Le médaillon. N'était pas. En la possession d'Albus. Forcément. Est-ce qu'il devait être surpris ? Si oui, eh bien... il ne l'était pas, en tout cas. Et il n'envisagea pas d'interroger Albus concernant l'endroit où se trouvait présentement le pacte. si ce n'était pas Grindelwald qui l'avait, alors ça voulait dire que c'était Grindelwald le possédait. Mauvais plan.

-Donc, il va falloir dérober le médaillon à Grindelwald pour commencer.

Aberforth savait qu'exprimé comme ça, ça avait l'air simple, mais que dans les faits, ce serait plus compliqué. Mais on parlait de vaincre le mage noir le plus dangereux que l'on puisse imaginer. Alors tout serait compliqué. Mais si déjà ils avaient une idée de ce qu'ils devaient faire, alors de toute évidence, la situation se présenterait au mieux.

-Tu as parlé au MACUSA de tout ça ?


Non, parce qu'au bout d'un moment, il serait peut-être temps qu'Albus cesse de se la jouer cavalier solitaire. Aberforth ne comptait pas ne rien faire avec ce qu'il découvrait de cette situation.


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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeVen 12 Avr - 19:10

Le passé refait surface.
Albus se doutait que son frère allait parfaitement comprendre ce qu’il entendait quand il affirmait qu’il n’était pas en possession du médaillon qui représentait le pacte qu’ils avaient fait avec Gellert. Il n’y avait aucune raison que Aberforth ne le comprenne pas en même temps, même si encore une fois le professeur de métamorphose se montrait quand même un peu énigmatique. Du moins, il ne disait pas clairement que c’était son ancien ami qui avait le médaillon, mais son cadet allait parfaitement le comprendre. Il comprenait donc que c’était bel et bien Gellert qui était en possession du médaillon, autant dire que ça ne pouvait que rendre la situation plus complexe encore. Parce qu’il faudrait encore qu’ils parviennent à mettre la main dessus.

Dit comme son frère le disait, ça semblait vraiment facile. Mais ça n’allait pas être une partie de plaisir de récupérer le pacte des mains de Gellert. Albus n’avait aucune idée de ce qu’il en avait fait, quand bien même il se doutait un peu qu’il devait le garder précieusement. C’était une arme non négligeable après tout. Non pas que Albus tenait spécialement à foncer tête baissée dans le but de s’en prendre à son ancien ami, au contraire même. Ça l’arrangeait bien même s’il n’allait pas le crier sur tous les toits. Ce n’était donc pas forcément impossible d’arriver à briser le médaillon, mais en même temps avant tout cela il fallait vraiment parvenir à le récupérer. Ce qui n’était pas une mince affaire. Albus ne répondit pas tout de suite quand son frère lui demanda s’il en avait parlé au MACUSA. Encore une fois, le professeur ne pouvait pas s’empêcher de se dire que son frère avait quand même cette habitude de constamment poser des questions alors qu’il savait parfaitement la réponse.

« Tu es la seule personne à qui j’en ai parlé. »
Se contenta-t-il de répondre, ne répondant donc pas vraiment précisément à son frère, mais en sous-entendant quand même très bien la réponse. Non, il n’en avait pas parlé au MACUSA, en même temps on ne pouvait pas dire qu’il disait grand-chose aux autorités magiques des États-Unis. Il ne le faisait pas en Angleterre, il n’allait pas le faire ici, alors que clairement on ne lui faisait pas confiance. Cela dit, le fait de ne rien dire ne devait pas pousser les gens à lui faire confiance non plus, il ne fallait pas le nier. « Je ne suis pas sûr de pouvoir avoir confiance en toutes les personnes se trouvant au MACUSA. »

Après tout, ils avaient quand même eu Gellert Grindelwald comme directeur du département de la justice magique. Même si Albus l’avait percé à jour et qu’il aurait pu les tenir au courant, son ancien ami avait quand même réussi à infiltrer les rangs du MACUSA. Albus n’était pas idiot, il se doutait bien que la présidente devait être prudente maintenant et qu’elle devait surveiller les personnes qui appartenaient au MACUSA, mais ça ne voulait pas dire que toutes les personnes étaient dignes de confiance.
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Message#Sujet: Re: Le passé refait surface [pv Albus :333]   Le passé refait surface [pv Albus :333] I_icon_minitimeVen 12 Avr - 19:35


Le passé refait surface
L

e problème, avec Albus (et ce n'était pas un moindre problème, définitivement pas), c'était que le professeur de métamorphose avait toujours réponse à tout. Quoi qu'il advienne, il trouverait toujours le moyen de se justifier, d'expliquer son comportement plus que suspect. Albus n'avait pas parlé de toute cette affaire au MACUSA. Pour Aberforth, cette information n'avait absolument rien d'une surprise, loin s'en faut. Il se doutait que dans le cas contraire, il en aurait entendu parler, sans l'ombre d'un doute. En revanche, il ne goûtait pas à son excuse, selon laquelle il n'avait pas confiance dans les personnes qui se trouvaient au MACUSA. Non mais sérieusement...

D'accord, l'épisode Graves semblait devoir lui donner raison. Mais en même temps, il ne pouvait pas se permettre de faire cavalier seul comme ça, surtout dans les conditions actuelles, où à part affirmer sans cesse qu'il n'était capable de rien faire, ce qui l'arrangeait plus que tout autre chose. Aberforth leva les yeux au ciel. Il montrait peut-être un peu trop son exaspération, il n'allait pas s'en cacher, évidemment. Il en avait assez de cette situation. Et pour chaque pas en avant que l'homme semblait près à faire, il avait le sentiment qu'il en faisait dix en arrière. Ce n'était pas son rôle que de secouer Albus comme un prunier jusqu'à ce que dernier décide d'abonder dans son sens. Définitivement, Aberforth n'avait pas la patience pour ce genre de chose. Et il n'estimait pas avoir besoin de la moindre patience.

-Eh bien tu n'es pas obligé d'en parler à tout le monde, mais au moins de mettre des personnes de confiance dans la confidence. Au moins la présidente.
Pour lui avoir parlé plusieurs fois, il était convaincu que Seraphina Picquery était de leur côté, et même si elle s'était laissée abuser par Graves, ça ne voulait absolument pas dire qu'elle n'était pas à même de faire la part des choses. Et tu as bien confiance en Scamander, non ?

Scamander, devenu le directeur du département de la justice magique à la suite de Percival Graves. De toute évidence, il était fiable, et aux dernières nouvelles, Albus avait confiance en lui. Alors oui, peut-être qu'il fallait mettre le moins de monde possible dans la confidence, mais il était important que des personnes réellement susceptibles de faire la différence prennent cette affaire en charge. Il ne fallait pas se leurrer, cette affaire n'aboutirait nulle part si tous devaient se contenter d'observer sans réagir pour autant. Les choses ne pouvaient pas fonctionner de la sorte, c'était hors de question. En tout cas, si Aberforth devait se charger d'en parler en personne parce qu'Albus déciderait que c'était comme ça et pas autrement, il ne se priverait pas. Ce n'était pas grave, après tout, s'il perdait encore des points vis-à-vis de son interlocuteur. Ce n'était pas comme s'ils étaient à ça près.

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