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 Vide ton esprit de toi-même. Queenie)

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Sorciers
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Message#Sujet: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Lun 1 Jan - 22:08

Vide ton esprit de toi-même.
Albus savait qu’il ne fallait peut-être pas grand-chose pour aider Newt et qu’il ne se retrouve plus recherché par le MACUSA, au vu des quelques informations qu’il avait eu la possibilité de récolter. ‘i discrédité Percival Graves, en affirmant haut et fort qu’il était Gellert Grindelwald, il était sûr et certain que le jeune Scamander aurait le droit à une nouvelle enquête. Cependant, le professeur n’était pas sûr qu’on le croit sur parole – quand bien même, il osait croire que sa parole aurait quand même une certaine valeur – et surtout il ne pensait pas que c’était ainsi qu’il était préférable d’agir. Quand bien même, il était impensable à ses yeux de ne pas prêter main forte à son ancien élève. Ce dernier se retrouvait confronté à cette histoire sans rien avoir demandé, comme bien souvent. Malheureusement, Newt avait l’habitude de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. C’était ce qui était arrivé ce jour-là, et comble de la coïncidence, le jeune homme avait en prime un obscurus dans sa valise. On ne pouvait pas réellement dire que le jeune sorcier avait été très prudent pour le coup. Mais bon, Albus n’allait pas lui en vouloir. Il devait bien avouer que ce qu’il aimait le plus chez son ancien élève, c’était sa passion, la manière dont il mettait à cœur de faire son travail, de venir en aide aux créatures magiques.

Albus allait donc aider Newt, c’était pour cette raison qu’il se trouvait à New-York et qu’il n’allait pas partir tout de suite. Après tout, il avait encore du temps devant lui. Si le frère de Newt se montrait moins sûr de lui concernant l’innocence de son cadet, ce n’était pas le cas du professeur. Mais en même temps, encore une fois, Albus avait quelques informations supplémentaires dans sa hotte. Il se doutait que la situation allait demander un peu de temp avant d’être complètement résolue, mais ça allait quand même arriver. En attendant, donc, Albus se montrait présent pour son ancien élève. Quand bien même, en cet instant précis, le professeur ne se trouvait pas en compagnie de Newt ou encore de son frère aîné, mais d’une des jeunes américaines qui aidait ce premier. La sœur de celle qui était recherché au même titre que Newt, pour complicité et condamné au même sort (autant dire la deuxième personne qu’il fallait sauver dans l’histoire). Donc il se trouvait en compagnie de Queenie Goldstein, parce qu’il attendait de pouvoir s’entretenir un peu avec Newt qui était absent. La présence de la jeune femme ne le dérangeait en aucun cas évidemment, bien au contraire. Albus ne pouvait pas nier qu’elle l’intriguait d’ailleurs. Cependant, il n’en montra rien. Il s’était installé dans un coin, et il était en train de lire (sérieusement en prime, ce n’était pas une simple façade) un livre sur le tricot moldu qu’il avait acheté un peu plus tôt, en se promenant dans les rues de la ville. Il lisait, cependant, son esprit avait le don de plus se détourner de sa lecture que d’ordinaire.
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Macusa
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Lun 1 Jan - 23:52


Vide ton esprit de toi-même.
L

ongtemps, il n'y avait eu que Tina et elle, et voilà que leur cercle s'agrandissait à une vitesse qu'ils n'auraient guère pu présumer. D'abord Jacob et Newt, maintenant le frère de Newt et ce professeur si soucieux de son ancien élève (il y avait aussi la fiancée de Theseus, mais Queenie n'avait pas forcément envie de la concevoir comme un membre à part entière du groupe singulier qu'ils formaient à présent). Autant dire que le tout était assez... détonnant. Mais encourageant, aussi, dans un sens. Si bien entourés, Queenie avait envie de croire que sa soeur et Newt allaient bel et bien s'en sortir, et ça, c'était rassurant. Enfin, en attendant, il fallait faire avec la compagnie de personnes dont elle avait encore tout à découvrir. Et le plus mystérieux d'entre eux à ses yeux était sans conteste Albus Dumbledore. Queenie pouvait se targuer de cerner assez rapidement les autres (sans forcément de mérite, c'était seulement qu'elle finissait toujours par pénétrer leurs esprits, et cela facilitait l'accès à la vraie personnalité d'autrui), mais elle devait reconnaître que le professeur de métamorphose restait encore une énigme pour elle... Cela finirait peut-être par changer, mais à l'heure actuelle, elle était bien incapable de le comprendre ou de le cerner, et son accent tout britannique n'était pas à blâmer pour cela. De ce qu'elle avait su déduire de leurs quelques rares échanges, cet homme avait une personnalité complexe et singulière... rien d'étonnant à ce qu'il soit de ces hommes d'exception capable de traverser un océan pour porter secours à un ami en pleine détresse.

Newt était parti, avec Tina et Jacob, sans doute à la recherche de la créature qu'il leur restait encore à récupérer et sur laquelle ils avaient toutes les peines du monde à mettre la main (en même temps, une créature invisible... c'est sûr que leur tâche n'était pas facilitée). Elle, elle était restée seule avec le professeur Dumbledore. Ca ne la dérangeait pas, elle aimait bien s'imprégner de nouvelles connaissances, et elle était curieuse de mieux connaître cet Albus Dumbledore. Même s'il fallait peut-être pour cela interrompre sa passionnante lecture sur le tricot (car oui, il ne prétendait pas être intéressé par sa lecture, même s'il n'était pas totalement focalisé non plus, ça elle pouvait le constater... et franchement, ça lui plaisait). Elle choisit au final une entrée en matière classique mais efficace en leur préparant deux tasses de thé chaud.

-Du thé ?
lui proposa-t-elle en lui tendant la tasse qu'elle avait préparé pour lui avant de s'installer à ses côtés. Vous avez l'air un peu... distrait, constata-telle dans un fin sourire, une approche comme une autre de sa part pour engager la conversation. Moi aussi, j'adore le tricot, ajouta-t-elle, puisque même si elle ne savait que peu de choses de son interlocuteur, c'était une chose qu'elle n'avait eu aucun mal à cerner chez lui.



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Sorciers
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Jeu 22 Fév - 15:48

Vide ton esprit de toi-même.
Albus Dumbledore leva son regard du livre qu’il était en train de lire pour le porter sur la jeune femme qui vint lui proposer du thé. Il lui adressa un sourire, sans avoir besoin de se forcer. Non pas que le professeur de métamorphose passait son temps à feindre des sourires, mais forcément il y avait des moments où ça pouvait arriver. Ce n’était pas le cas en cet instant précis, Albus appréciait sincèrement la présence de la jeune Queenie. En grande partie parce que la jeune femme était quand même bien mystérieuse. Non pas au sens où il serait incapable de la comprendre, mais plus parce qu’elle l’intriguait. En tout cas, il lui sourit chaleureusement avant de lui répondre.

« Avec grand plaisir. »

Dit-il simplement parce qu’il appréciait en effet de pouvoir obtenir une tasse de thé. C’était parfait ça en même temps, le thé c’était toujours très agréable et ça faisait toujours du bien par où ça passait. Albus ne prit cependant pas réellement la peine de répondre à la remarque de Queenie, sur le fait qu’il semblait distrait. C’était le cas évidemment, parce qu’il ne pouvait pas nier que son esprit vagabondait un peu en dehors de la lecture qu’il était en train de faire. En même temps, la situation prêtait à un tel vagabondage. D’une part parce que Newt se trouvait quand même dans une position très complexe et qu’il fallait quand même parvenir à le sortir de là. Mais il n’y avait pas que cela évidemment, mais il n’était pas tant pour lui de penser à cela, de laisser ce genre d’information trop s’échapper de son esprit. Parce qu’en cet instant précis, le professeur de métamorphose savait parfaitement qu’il était comme un livre ouvert pour la jeune américaine qui se trouvait juste là et il y avait certaines choses qu’il n’avait pas forcément envie qu’elle découvre (mais pourrait-il réellement lui fermer entièrement les portes ? Sans doute pas non, parce que Albus faisait peut-être l’erreur de sous-estimer un peu trop la jeune femme).

« Vraiment ? » Demanda-t-il quand la jeune femme affirma qu’elle adorait aussi le tricot. « J’ai vu ma mère tricoter toute mon enfance. » Et il ne niait pas qu’il était passionné par cet art, que les moldus devaient faire pleinement à la main sans pouvoir se servir de la magie. Ils avaient quand même énormément de courage. La conversation ne volait peut-être pas haut, mais ça ne dérangeait pas spécialement Albus Dumbledore. « Vous tricotez ? »

Ils avaient sans doute d’autres choses à se dire, ils pourraient parler de la situation mais… non, ça ne convenait pas au professeur, pas pour le moment. Il laissait clairement Queenie aborder les sujets délicats si jamais elle avait envie de le faire, il n’allait pas provoquer lui-même la conversation. Il préférait largement laisser les autres s’en occuper de toute façon, d’une manière générale. Donc, pour le moment, il se contentait de parler si légèrement.
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Macusa
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Jeu 22 Fév - 16:18


Vide ton esprit de toi-même.
A

vec tout ce qu'ils avaient à traverser dernièrement, Queenie avait le sentiment de ne presque plus vivre de situations du genre, faites de conversations douces et simples, quotidiennes... Avec Jacob, oui, cela lui arrivait, mais c'était avant tout parce qu'ils se découvraient mutuellement. Leur conversation avait trait au besoin mutuel qu'ils ressentaient de se découvrir, de se plaire et de s'apprivoiser. Avec son interlocuteur, elle se trouvait dans une dynamique totalement différente. En fait, cette situation était presque surréaliste. Elle savait que Newt tenait cet homme pour être un grand sorcier, ils avaient leur première vraie discussion tous les deux... et pour la peine, ils discutaient tricot. Ce qui au passage n'était pas pour lui déplaire. D'autant qu'elle ne ressentait pas la moindre once de malice ou d'ironie dans le propos de son interlocuteur, et ça faisait du bien. Il avait vu sa mère tricoter toute son enfance, apparemment de là lui venait cette passion. Par nostalgie, peut-être... Queenie, elle, ne serait plus capable de dire si sa mère avait cultivé ce genre de passion ou non. La concernant et concernant son père, elle n'avait que des souvenirs relativement flous, le plus prégnant d'entre eux étant, malheureusement, celui de leur décès, à son grand regret. Mais elle n'avait pas la moindre intention de s'appesantir là-dessus. La discussion était légère. Elle voulait qu'elle le reste dans tous les cas. Elle hocha la tête en réponse à la question de son interlocuteur.

-Mais je suis plus douée en couture. Enfin, je me débrouille.

La jeune femme était férue de mode. Avec leurs maigres moyens, les soeurs Goldstein ne pouvaient pas s'habiller en marques de luxe, mais Queenie aimait agrémenter ses tenues de quelques petits ajouts maisons. Et ans tous les cas, c'était une activité qui avait le don de la détendre, et ce n'était pas un moindre luxe. Elle ne dit rien quelques secondes, se contenta de tremper ses lèvres dans la tasse de thé chaud. Là, maintenant, elle donnerait beaucoup pour tricoter tranquillement au coin du feu en compagnie de sa soeur... en présence de Jacob, aussi, si le monde était bien fait.

-Je donnerais tout pour un nécessaire de couture, là, maintenant
, soupira-t-elle dans un fin sourire.

Contre une situation plus naturelle, ou les autorités ne rechercheraient pas activement sa soeur, où elle ne craindrait pas pour la vie de ses proches. Certes, elle décidait de voir les choses sous l'angle le plus optimiste possible, parce que s'il fallait vraiment qu'elle s'inquiète ou appréhende constamment, elle ne saurait pas apporter à Tina tout le soutien dont elle avait besoin, mais tout de même... Elle n'allait pas non plus prétendre qu'elle oubliait la part d'ombre dans cette situation, même si elle tentait d'y apporter de la lumière. Elle sentait qu'elle avait tout le potentiel de s'entendre avec son interlocuteur. Mais elle aurait préférait que leur rencontre se ppasse d'une autre manière.



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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Dim 18 Mar - 16:58

Vide ton esprit de toi-même.
Quand Albus mentionna sa mère, qu’il avait vu tricoter pendant toutes son enfance – un peu moins ensuite parce qu’il était préoccupé par ses études, par ses ambitions à Poudlard, avant qu’elle ne meure à cause de sa jeune sœur… mais il ne servait à rien de penser à tout cela – il n’avait pas eu envie de faire remonter des mauvaises pensées à la jeune femme en sa compagnie. Cette Queenie Goldstein dégageait la joie de vivre (et ce, malgré une situation particulière tout de même, parce qu’elle se retrouvait en cavale en compagnie de sa sœur aînée, recherché par Percival Grave… enfin presque), elle arborait un grand sourire communicatif, mais en même temps Albus savait qu’elle avait de profondes blessures. Il n’avait eu aucune envie de les rouvrir, mais en parlant de sa mère, la jeune femme avait forcément pensé à ses propres parents. Elle n’en dit rien, mais Albus le sut – parce qu’il n’y avait pas grand-chose qu’on puisse réellement lui cacher – elle n’avait plus beaucoup de souvenir de ses parents, en dehors de la tragédie qui était arrivé. Sur ce point, le professeur de métamorphose pouvait la comprendre, il avait vu ses souvenirs concernant son père décliner au fil des années après son arrestation. Et il vivait avec seulement ce qu’il lui restait de souvenir de sa mère et de sa jeune sœur, même de son frère au final qu’il ne voyait plus depuis longtemps puisqu’ils étaient en froid. Et à moins que quelque chose change dans cette situation (parce qu’on ne savait jamais, un miracle pouvait avoir lieux, des tentations…), il y avait peu de chance qu’ils se revoient.

Queenie confirma qu’elle tricotait donc, mais qu’elle était plus douée en couture. Une conversation légère ne semblait pas déplaire à son interlocutrice, tant mieux ça lui convenait aussi de son côté. Mine de rien, le professeur n’avait pas envisagé que son voyage aux États-Unis prenne une telle tournure, que des fantômes du passé revienne à ce point à son esprit. Ce qui ne pouvait qu’être dangereux.

« Je suis sûr que vous allez bientôt pouvoir coudre de nouveau. »
Dit-il dans un sourire avant de porter la tasse de thé à ses lèvres, pour en boire une grande gorgée. C’était une manière pour lui de rassurer la jeune femme sur le fait que la situation allait s’arranger. Comment ? Même lui ne pouvait pas réellement le dire, mais il était là pour aider Newt, c’était ce qu’il comptait faire. Pour cela, il ne faudra sans doute pas se contenter de l’innocenter, mais il y avait des choses que Albus ne se permettrait pas de faire pour autant. « J’espère que j’aurais l’occasion de vous voir à l’œuvre. » Reprit-il, sans perdre ce sourire qui ornait son visage jusqu’alors. « Vous êtes vraiment douée. »

Il le savait, parce qu’encore une fois, il y avait peu de chose qu’il ne savait pas. Queenie Goldstein était sans doute modeste, mais lui considérait réellement qu’elle était douée. Et mine de rien, ça le passionnait en effet.
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Macusa
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Dim 18 Mar - 17:27


Vide ton esprit de toi-même.
U

ne banale conversation sur la couture recelait parfois bien plus que ce que l'on pourrait bien soupçonner. C'est sûr que d'un point de vue extérieur, la conversation du professeur et de la jeune femme avait peut-être de quoi faire bailler aux corneilles, mais le fait que leurs propos en disaient plus long que ce qu'ils semblaient réellement exprimer. Quand, par exemple, le professeur Dumbledore assurait à son interlocutrice qu'elle pourrait bien vite retourner à son nécessaire de couture, il ne parlait pas seulement en des considérations purement prosaïque, il évoquait seulement la possibilité que la situation se résolve vite et qu'elle n'ait plus d'inquiétude à se faire pour sa soeur (mais alors, elle en aurait d'autres... concernant Jacob, notamment, sauver sa soeur, ce serait le perdre au bout du compte, et cette situation la mettait dans une position parfaitement contradictoire). Queenie ressentait néanmoins que si son interlocuteur était convaincu du fait qu'ils allaient bel et bien s'en sortir, il y avait comme une certaine réserve concernant le "comment"... sans doute parce que l'affaire était plus complexe encore qu'il n'y paraissait, et les laisserait longuement dans l'expectative. Enfin, ce sentiment qu'il en savait plus que ce qu'il en disait... Qu'il parle de la situation ou juste de son aptitude à la couture.

-Je pourrais toujours vous apprendre, un jour,
répondit-elle après l'avoir gratifié d'un sourire quand il complimenta son talent pour la couture. Il ne devrait rien en savoir, mais elle comprenait qu'il le savait vraiment. Pas de compliment sans fondement, il le pensait réellement. Parce qu'il savait ce qu'il avançait. Parce que quelque part, il était comme elle, il savait ce qu'il ne devrait pas savoir, il comprenait d'instinct ce qui par la nature des choses échappait à la compréhension d'autrui. Mais l'occasion risque de nous manquer, ajouta-t-elle. Les métaphores étaient douces et confortables, mais peut-être faudrait-il les abandonner un temps pour discuter en substance de ce qui attisait sa curiosité. De toute façon, l'homme devait déjà la ressentir, d'office, cette curiosité, non ? Je suppose que vous rentrerez en Grande-Bretagne, dès que tout ça sera fini... Elle marqua une légère pause, elle hésita. Retrouver votre famille...

Une famille incomplète ? Brisée ? Elle n'avait pas pu tout cerner ni comprendre, ce qu'elle savait, c'est que ces pensées lui revenaient régulièrement à l'esprit, que la douleur était ancienne et profonde, mais la blessure n'avait pas encore cicatrisé. Ce qu'elle comprenait, c'était que, à ce titre également, il était comme elle. C'était étrange et en même temps rassurant. Derrière ses sourires et son optimisme, elle dissimulait les souvenirs cuisants et ses craintes. Mais elle n'avait rien à apprendre à son interlocuteur en termes de souvenirs cuisants ou de craintes. Ce que peut dissimuler une banale conversation sur la couture.



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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Dim 18 Mar - 18:42

Vide ton esprit de toi-même.
Albus se targuait d’être le genre d’homme à savoir assez bien cerner les personnes qui se trouvaient devant lui, cerner assez bien le caractère des autres personnes. Non pas qu’il soit incapable de se tromper (mais encore une fois, ça arrivait peu souvent à ses yeux), mais il cernait à ses yeux bien les personnes qu’il côtoyait. Et il pensait donc avoir bien cerné la jeune femme sous ses yeux. Elle lui ressemblait, sur certain point, sur sa faculté à être empathique. Même s’il ne se rendait pas encore compte à quel point elle était plus douée qu’il ne le pensait, comme quoi effectivement il se trompait bel et bien par moment. Albus sentit une certaine hésitation concernant la fin de toutes ces aventures, une certaine réserve. Le professeur de métamorphose voyait bien que son interlocutrice tenait à sa sœur et au fait qu’elle soit sauve. Mais en même temps, il y avait ce moldu. Il n’y avait pas besoin d’être voyant ou légilimens pour se rendre compte que les deux jeunes gens s’appréciaient énormément. Albus ne pouvait pas s’empêcher d’apprécier ce genre de sentiment, dans une tourmente comme celle qu’ils vivaient. Mais évidemment, l’homme était au fait des lois du MACUSA concernant les relations avec les moldus. Il trouvait ça vraiment dommage et il comprenait le regret que Queenie Goldstein ressentait à l’idée que la situation s’arrange et qu’elle se retrouve à devoir abandonner ce jeune homme.

Il pensait lui en parler d’ailleurs, en sous-entendant quelque chose, mais elle fut plus rapide que lui. Albus comprit qu’elle voulait en venir quelque part, alors il la laissa s’exprimer. Parler du fait qu’elle pourrait lui apprendre la couture, avant de préciser qu’ils n’auraient pas vraiment beaucoup de temps, puisqu’il allait sans doute rapidement retourner en Grande-Bretagne après cette histoire… afin de retrouver sa famille. Albus afficha un nouveau sourire, prenant la peine de boire une gorgée de son thé encore une fois, son regard plongé dans celui de la jeune femme.

« Pourquoi vous ne me posez pas tout simplement les questions qui vous brûle les lèvres Miss Goldstein ? » Demanda-t-il alors, une fois sa tasse reposée, sans détourner son regard de celui de la jeune femme. Il avait compris qu’elle parvenait à le cerner comme lui parvenait à cerner les autres personnes et il ne pouvait pas s’empêcher de la laisser faire… en partie, évidemment. Parce qu’il y avait certaines choses que personne – en dehors d’une seule et unique personne – ne devait découvrir. Alors oui, il la laissait relativement faire, la laissant fouiller son esprit, tout en bloquant ce qu’il n’avait pas l’intention de laisser paraitre. Du moins… c’était ce qu’il pensait, mais il ne se rendait pas compte que les anciennes douleurs qui lui revenaient depuis qu’il avait eu cette conversation au MACUSA avec le prétendu Percival Graves affaiblissait trop ces barrières qu’il maitrisait pourtant bien. « Je sais bien que vous n’avez pas l’habitude de poser des questions, d’obtenir des réponses tout de suite, mais je n’ai jamais eu de soucis à répondre à la curiosité d’autrui. C’est une qualité que j’apprécie. »
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Dim 18 Mar - 19:11


Vide ton esprit de toi-même.
P

our la première fois, Queenie découvrait ce que cela pouvait faire d'être percée à jour en un regard seulement, pour la première fois, elle parvenait à cerner réellement ce que pouvait ressentir son entourage quand elle lisait en eux comme dans un livre ouvert sans forcément le contrôler. Certes, elle savait de source sûre que tous n'y réagissaient pas de la même manière (Tina était habituée, Jacob aimait qu'elle le fasse et Newt était très dérangé par le concept), mais ce n'était pas pour autant qu'elle avait pu s'en faire une idée plus précise que cela. Mais à présent, c'était bel et bien le cas, car c'était à son tour de laisser son esprit aux prises avec un autre, et elle sut bien vite que le professeur Dumbledore avait lu dans son esprit avec une facilité déconcertante. Au fond, c'était peut-être parce qu'elle avait compris quel type de personne il était qu'elle ne s'était pas sentie capable de s'adresser plus franchement à lui, alors que ça ne la dérangeait pas forcément avec d'autre, comme si elle attendait une sorte d'autorisation de sa part. Il faut dire qu'il l'intimidait également beaucoup. Elle se mordilla la lèvre inférieure, tic d'enfant prise sur le fait, alors qu'elle ne devrait pas tant que cela être surprise du propos de Dumbledore quand il observa qu'elle était habituée à obtenir les réponses à ses questions sans avoir besoin de les poser. Il avait beau affirmer qu'il n'était pas dérangé par la curiosité d'autrui, bien au contraire, elle avait quand même le sentiment qu'elle allait peut-être toucher à un sujet trop indiscret. Mais en même temps, il devait savoir à l'avance quelles questions elle avait envie de poser. Elle pouvait cerner les réponses sans poser de questions. Il devait appréhender les questions sans qu'elle ait à les poser. Mais elle était aussi bien placée pour savoir que parfois, le plus simple était de verbaliser les choses.

-Nous n'aurions pas assez de temps pour toutes les questions que je pourrais vous poser, reconnut-elle finalement dans un léger sourire. Parce que très clairement, cet homme l'intriguait énormément. Elle ne savait pas si cela venait seulement du fait qu'elle l'imaginait susceptible de vraiment la comprendre ou du fait que l'homme semblait avoir vécu des centaines de vies en une seule, mais elle serait sans doute capable de lui demander de lui raconter sa vie par le menu si elle n'appréhendait pas de les ennuyer aussi bien l'un que l'autre. Donc finalement, elle se contenta d'une seule question, mais qui n'était pas anodine pour autant. Parce qu'elle avait le sentiment qu'elle était au fondement d'absolument tout. Qui est Ariana ?

Elle se disait qu'elle était peut-être d'office allée trop loin, mais au moins, elle ne faisait pas semblant. Elle voulait le comprendre, et elle sentait qu'une part de cette compréhension passait par là.



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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Dim 18 Mar - 23:32

Vide ton esprit de toi-même.
Albus comprenait que la jeune femme sous ses yeux découvrait ce que cela faisait de laisser son esprit ouvert pour une autre personne. Elle avait l’habitude de pouvoir lire les pensées de ses interlocuteurs, de pouvoir ressentir ce qu’ils ressentaient, tant empathique qu’elle était, mais ce n’était pas la même chose d’y être confronté. Le professeur de métamorphose avait eu l’occasion de se retrouver à la place de la jeune femme, quand son esprit avait eu l’occasion d’être déjà visité par un autre légilimens. C’était quand même perturbant, mais ainsi Queenie n’allait pas manquer de pouvoir se mettre à la place des personnes qu’elle avait en face d’elle. Mais pour le moment, la jeune femme était surtout occupée avec lui. En soit, le professeur Dumbledore n’avait pas forcément envie de parler trop longuement de sa vie, mais il comprenait bien que la jeune femme avait une facilité déconcertante pour entrer dans les esprits des autres (malgré le fait que lui soit capable de protéger son esprit justement). Puisqu’elle avait eu l’occasion de voir quelques brides de son esprit, elle était curieuse. Il appréciait la curiosité, il en voyait pas de mal à ce qu’elle lui pose quelque question donc, même s’il espérait qu’ils n’allaient pas trop s’attarder sur sa vie. Qu’ils n’allaient pas trop toucher à des sujets sensibles, même s’il se doutait que ça allait forcément arriver.

L’homme se contenta d’afficher un sourire amusé quand Queenie précisa qu’ils n’auraient pas assez de temps pour qu’elle puisse lui poser toutes les questions qui la titillait. Pour le coup, on pouvait quand même vraiment dire qu’elle était curieuse. Mais en même temps, pour une personne qui avait l’habitude de tout savoir très rapidement sur les personnes qui l’entourait, c’était un peu normal. Elle lui posa donc une seule et unique question, et pour le coup, on ne pouvait pas retirer à Queenie le fait de taper rapidement au but. Qui était Ariana ? C’était assez étrange d’entendre quelqu’un prononcer son prénom. Personne ne le faisait parce que la mort de la jeune femme datait quand même de nombreuses années et Albus n’avait pas eu l’occasion de parler beaucoup avec ceux qui la connaissait. Que ça soit son frère (qu’il n’avait pas vu depuis si longtemps, à voir si ça allait continuer), ou Gellert… même s’ils s’étaient revus il y a peu de temps. Pendant quelques secondes, d’ailleurs, Albus ne put s’empêcher de plonger un instant dans ses souvenirs, de Ariana principalement, de sa mort précisément. Finalement, il releva son regard vers la jeune femme à ses côtés.

« Je suis sûr que vous pouvez répondre vous-même à cette question. » Dit-il donc, ne répondant donc pas directement à la curiosité de Queenie Goldstein. Mais pour le coup, il ne pensait pas utile de préciser qui était Ariana et il se doutait que la jeune femme avait comprit tout de même qu’elle était sa sœur. Est-ce qu’elle en savait plus ? Ça restait à voir, Albus était curieux en même temps de savoir ce qu’elle savait justement, jusqu’où elle avait obtenu déjà une réponse à cette question.
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Macusa
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Lun 19 Mar - 0:04


Vide ton esprit de toi-même.
U

n nom, un seul, pouvait parfois suffire à définir un individu tout entier. Non pas que l'on se définisse forcément en fonction des autres, mais les autres nous aidaient à nous définir. Queenie avait immédiatement compris que le nom d'Ariana était un nom crucial pour son interlocuteur. Elle avait donc su qu'elle touchait peut-être pour la peine à un sujet crucial, épineux, et elle se doutait bien du fait que ce pourrait peut-être mettre son interlocuteur dans l'embarras. Ceci dit, elle pensait qu'avec cette simple information, elle pourrait en recouper de très nombreuses autres. Et en effet... Dumbledore se replongea un instant dans ses souvenirs, et la jeune femme y eut libre accès. Elle avait présumé que l'histoire du professeur était douloureuse, mais elle n'avait pas imaginé que ce puisse être à ce point. Les ombres qui avaient traversé la vie de cet homme étaient terribles. Le temps d'un souvenir, elles lui paraissaient insoutenables, et pourtant, il en était ressorti tel qu'il était aujourd'hui. Quelle intelligence, quelle force de caractère ! pour avoir dépassé ces ténèbres et en être ressorti en pleine lumière. Elle ne pouvait s'empêcher de l'admirer. Et en même temps, de sentir son coeur se serrer. Elle se sentait terriblement mal pour lui. Certes, ces événements étaient passés, mais ils avaient laissé leurs traces. Indélébiles... et pour certaines, encore si prégnantes... que...

-Je suis vraiment désolée,
répondit-elle avec douceur, la voix un peu tremblante, émue par ce qu'elle venait de découvrir... Elle ne pouvait que comprendre la détresse et la culpabilité d'Albus. Elle n'imaginait pas quelle souffrance ça devait être que de perdre une soeur... et de porter sa vie entière le poids d'une insupportable culpabilité. Elle était entièrement sincère quand elle disait être désolée, elle se sentait démunie face à ces souvenirs qui lui semblaient beaucoup trop présents encore... alors qu'ils étaient en soi lointains. Le troisième homme..., ajouta-t-elle, hésitante, parce qu'elle se doutait bien qu'elle allait aborder un sujet encore plus épineux que les précédents. Mais en même temps, comment ne pas vouloir savoir ? Comprendre ? C'était vraiment Grindelwald... ?

Elle avait peur de la réponse de son interlocuteur, et en même temps, sa curiosité avait rarement été aussi grande pour qui que ce soit (exception faite de Jacob, bien évidemment, mais il était vraiment un cas à part pour elle). Ariana était décédée lors d'un tragique chassé-croisé de sortilèges, et les deux autres hommes avaient tenu une place singulière dans la vie et le coeur de son interlocuteur, chacun à leur manière. Son frère, évidemment... mais il n'y avait pas que lui, et l'autre nom était autrement plus surprenant... Peut-être que Queenie devrait être effrayée par ces révélations, mais ce n'était pas le cas du tout. Elle l'aurait peut-être été si elle ne les avait pas directement puisées dans l'esprit de son interlocuteur, ce qui changeait évidemment tout. Parce qu'elle était plus à même de comprendre son expérience à travers ses yeux.





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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Lun 19 Mar - 0:39

Vide ton esprit de toi-même.
Albus Dumbledore n’avait pas pris la peine de répondre à la question de la jeune femme, parce qu’il se doutait qu’il n’avait pas besoin de ça. Ce n’était pas vraiment volontaire pour lui de laisser ses souvenirs s’emparer de son esprits (mais force était de constater que depuis qu’il avait mis les pieds à New-York et plus précisément dans le bureau de Percival Graves, ses souvenirs avaient un peu trop tendance à lui revenir à l’esprit, même s’il était évident que Ariana ne disparaissait jamais complètement de ses pensées), mais visiblement cela permit à Queenie d’avoir un peu plus d’information sur sa question. Il se doutait qu’elle savait qui était Ariana avant même qu’elle ne lui pose la question. Mais quand elle reprit la parole, ce ne fut pas pour préciser qu’elle savait que Arian était sa jeune sœur, mais pour s’excuser. Albus savait qu’elle était sincère, qu’elle était réellement désolée pour lui, même si ça n’allait pas changer grand-chose. Ces événements avaient eu lieu il y a quand même de nombreuses années, et personne ne pouvait plus rien y faire. Et en un sens, tout cela n’était finalement qu’une conséquence de ses erreurs, des ambitions bien trop importante. Il ne s’était pas concentré suffisamment sur sa famille, il en avait payé les conséquences. Et maintenant, il ne lui restait plus que son frère, qui ne lui parlait plus dans tous les cas.

Le professeur fut simplement pris de court quand Queenie commençait à aborder le sujet du troisième homme. Il avait compris qu’elle avait eu l’occasion de se plonger un peu plus dans ses pensées, dans ses souvenirs, mais il comprenait qu’elle avait quand même beaucoup de facilité à le faire. Albus se rendait bien compte qu’il devait prendre garde, qu’il devait bloquer certaine de ses pensées. Mais c’était peut-être trop tard au final, ou bien impossible.

« C’était bien lui. »
Il n’avait pas besoin de se retenir de répondre à la question de la jeune femme, elle l’avait compris. Mine de rien, Albus ne s’était pas retrouvé dans une telle position depuis bien longtemps. Quand il fréquentait Grindelwald autrefois – si on pouvait dire ça comme ça – l’homme n’était pas du tout aussi connu que maintenant. Et on ne pouvait pas dire que le professeur de métamorphose se ventait d’avoir passé de longues semaines en compagnie de ce sorcier. Tout comme il ne parlait jamais de Adriana. Mais la jeune Goldstein avait définitivement plus d’un tour dans son sac. « Comme vous devez le comprendre, certaines choses changent énormément. »

Que ça soit lui – parce qu’il avait conscience qu’il avait quand même énormément changé – ou bien Gellert, ils avaient forcément changé depuis toutes ces années. Tout comme leur situation, leur relation même, quand bien même il n’était pas réellement possible de parler de relation. Tout était bien différent maintenant, il n’y avait plus rien de pareil. Et les deux hommes avaient eu l’occasion de se rendre compte concrètement de tous ces changements, après avoir eu l’occasion de se voir après toutes ces années.
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Mar 20 Mar - 12:06


Vide ton esprit de toi-même.
Q

ueenie n'avait pas forcément besoin que son interlocuteur lui donne confirmation de ce qu'elle avançait pour savoir qu'elle avait vu juste... elle ne pouvait pas avoir capté une pensée si spécifique sans qu'elle soit justifiée. Ce qu'elle avait du mal à comprendre, en revanche, c'est qu'un homme tel que celui qui lui faisait face, posé, intelligent, sage, ait pu, dans les tourments de sa jeunesse, tomber sous le charme de l'homme qui devait devenir le mage noir le plus redoutable de sa génération. Dumbledore avait bien raison, les gens changeaient. Et lui, manifestement, avait en effet changé, mûri. Il avait choisi sa voie, celle qu'il lui fallait suivre. Et parfois, pour choisir la juste voie, il fallait écouter la raison et oublier le coeur, que cela nous plaise ou non. Certaines choses changeaient, certaines personnes aussi. Gellert Grindelwald devait aussi ne plus être le même qu'à l'époque. Queenie hésita. Elle n'avait pas oublié d'être indiscrète depuis que Dumbledore l'avait invitée à lui poser toutes les questions qu'elle voulait... mais ce n'était rien en comparaison de ce qu'elle avait envie de demander encore, non, d'affirmer, plutôt. Non, elle ne pouvait pas se taire. C'était trop... important ? Il pourrait bien l'envoyer balader.    Au moins, elle ne prétendrait pas ne pas savoir... Et vu ce qu'elle savait, elle pensait qu'il était préférable qu'elle ne le garde pas pour elle.

-Pas tout...,
considéra-t-elle avec prudence. Elle ne voulait pas qu'il s'imagine qu'elle soit en train de l'accuser ou de le juger. Elle se contentait d'observer, de ressentir. Et il y avait de la douleur, de la résignation, peut-être un peu de nostalgie... dans cet esprit sage et incroyable. Vous l'aimez toujours...

Voilà, c'était dit. De toute évidence, elle manquait de tact, mais tant pis. Si elle pouvait parfois faire preuve d'un rien plus de subtilité (et encore, Newt ne témoignerait peut-être pas de cela), elle ne voyait pas d'autres manières de le formuler. Elle n'était pas horrifiée, que ce soit par la nature de ses sentiments ou par celui qui en faisait l'objet (l'avantage, quand on lisait l'esprit des gens, c'est qu'on n'allait pas trop vite en besogne, le jugement était parfait par les détails qu'elle parvenait à capter, et qui lui permettaient de ne pas juste capter l'information, mais d'en comprendre les détails)... elle était seulement intriguée... et quelque part compatissante. Elle était de nature à encourager les amours impossibles... sauf s'ils devaient faire du mal à ceux qui y avaient renoncé. Que ce soit Newt avec Leta (qui serait de toute façon bien mieux avec sa soeur, elle disait ça comme ça), ou dans le cas de Dumbledore, renoncer et tourner la page était la meilleure chose à faire. Mais ce n'était sans doute pas si simple.






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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Mer 21 Mar - 10:39

Vide ton esprit de toi-même.
Il était rare que Albus Dumbledore n’ait pas les choses en main, qu’il n’ait pas les situations parfaitement sous contrôle. C’était arrivé dans le passé, évidemment, mais il n’avait pas laissé le destin faire de même depuis. Il contrôlait sa vie, il décidait de ce qu’il voulait faire. S’il était ici, à New-York, c’était bel et bine parce qu’il l’avait décidé quand même, parce qu’il avait pris la décision de venir ici dans le but d’aider Newt. Et s’il était professeur de métamorphose c’était parce qu’il l’avait décidé également, qu’il avait décidé de ne pas être ministre de la magie malgré le fait qu’on l’avait quand même relancé un nombre incalculable de fois. Donc, Albus avait sa vie en main et il contrôlait tout.

Mais depuis qu’il était là, mine de rien, le sorcier ne pouvait pas nier qu’il perdait un peu le contrôle de certain détail. Il s’était retrouvé en face de Gellert après tout, alors qu’il ne s’y attendait pas du tout, après de longues années sans avoir pu lui parler (sans avoir cherché à lui parler non plus). Et maintenant… il se retrouvait à parler du mage noir avec la jeune femme sous ses yeux. La conversation était passé du tricot à Gellert Grindelwald, ce n’était pas rien quand même. Et encore, Albus n’était pas au bout de ses surprises. S’il constatait que la jeune femme sous ses yeux avait une facilité déconcertante à entrer dans l’esprit des autres, il ne s’attendait pas à ce qu’il le fasse au point de comprendre certaine chose. Et pourtant, Albus avait quand même l’habitude de bien cerner les autres (du moins c’était ce qu’il pensait, mais il allait se rendre compte plusieurs fois qu’il ne voyait pas toujours juste). Le professeur attendit de savoir ce que Queenie pensait en affirmant que tout ne changeait pas, avant de lui lancer une bombe. L’homme ne réagit pas tout de suite, se contentant d’observer la jeune femme, un léger sourire sur le visage. Effectivement, elle était vraiment capable de rentrer profondément dans les esprits des autres et il était clair que Albus devait quand même se montrer vraiment prudent. Il avait l’habitude de mettre à nu ses interlocuteurs, mais ce n’était pas quelque chose qu’il appréciait réellement. Surtout quand il était question de sujet vraiment délicat.

« Il m’arrive parfois de me tromper. » Dit-il alors, sur un ton léger, sans réellement répondre à la remarque de la jeune femme, puisqu’il n’y avait aucune raison qu’il y réponde. Elle ne s’était pas contentée de lui poser une question pour confirmer une pensée qu’elle avait, elle avait fait une affirmation parce qu’elle était sûr d’elle. Elle le savait et même si Albus aimerait bien la contredire, il ne pouvait pas le faire. « Je dois bien avouer que j’ai sous-estimé votre capacité à entrer dans l’esprit des autres, Miss Goldstein. » Il afficha un nouveau sourire. « J’en serais presque jaloux, ça semble si facile pour vous. Il m’a fallu énormément d’exercice de mon côté. »

Elle était jeune tout de même et il considérait facilement qu’elle était même peut-être plus doué que lui. Mais ça c’était parce que c’était naturel pour elle.
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Mer 21 Mar - 11:04


Vide ton esprit de toi-même.
Q

ueenie savait qu'elle allait parfois trop loin. Elle ne se contentait pas d'entrer dans l'esprit de ses interlocuteurs sans leur en demander l'autorisation, elle se permettait aussi de commenter leurs pensées tout naturellement, et si certaines choses étaient pensées et n'étaient pas dites, ce n'était pas pour rien, tout le monde avait le droit d'avoir son jardin secret, après tout, elle-même avait le sien. Elle avait bien conscience du fait que parler à Albus de ses sentiments était... inapproprié, mais elle ne pouvait pas prétendre avoir reconnu une telle information et la garder pour elle. C'était de l'honnêteté. De l'honnêteté à outrance, mais de l'honnêteté tout de même. La jeune femme ne sut pas vraiment si son interlocuteur lui tenait rigueur de son propos. Si c'était le cas, il n'en laissait rien paraître. Il ne confirma pas son propos, ni ne le démentit, mais en même temps, il n'avait guère besoin de le faire. Elle n'avait pas posé une question. Elle savait, tout simplement. Et lui aussi. Elle n'était pas décidée à insister davantage. Elle en avait déjà trop dit ou fait. S'il voulait parler davantage avec elle, elle serait d'une oreille attentive, et c'était ce qu'elle avait voulu lui faire comprendre. Elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise, elle songeait seulement au fait qu'il avait peut-être pour la première fois l'occasion de parler de ce secret qu'il gardait pour lui sans pouvoir l'exprimer, et elle était capable de l'entendre... Elle éprouvait de la sympathie, de l'empathie pour lui, mais elle comprendrait que ce ne soit pas franchement réciproque. Elle devait passer pour une sacrée fouineuse, elle n'en doutait pas. Mais c'était plus fort qu'elle...

-A vrai dire, c'est même trop facile
, répondit-elle doucement, dans un fin sourire. Ce n'était pas une manière pour elle de se vanter. Elle savait que ses talents de legilimens dépassaient le niveau de la plupart de ses pairs. Mais elle ne l'avait pas cherché. Elle ne l'expliquait pas vraiment, c'était juste... qu'il n'y avait jamais de barrière (ou presque) entre son esprit et celui des autres... et plus ses interlocuteurs étaient troublés ou en souffrance, plus c'était facile... Par moments, elle aimerait réprimer cet instinct qui relevait du sixième sens pour elle. Elle n'y arrivait pas, c'est tout. C'est... plus fort que moi.

Elle essayait parfois de le faire comprendre à son entourage, mais ils ne parvenaient pas toujours à cerner la façon qu'elle avait d'appréhender ce... don... Elle pensait que le professeur Dumbledore, lui, serait capable de comprendre, parce que même si ses talents de legillimens lui avaient peut-être demandé plus de travail, son pouvoir était puissant. C'était sans doute présomptueux, car l'homme avait bien plus d'expérience, de talent et de mérite qu'elle, mais elle se reconnaissait un peu en lui.




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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Jeu 17 Mai - 15:15

Vide ton esprit de toi-même.
La jeune Queenie Goldstein ne s’attarda pas plus sur le sujet de Gellert, mais en même temps il n’y avait sans doute pas grand-chose de plus à dire. Albus n’avait pas spécialement envie d’en parler, d’entrer dans les détails, parce qu’il n’avait clairement rien à dire de plus à ce sujet. Queenie avait parfaitement compris ce qu’il en était et sans doute même plus que ce que le professeur de métamorphose aurait voulu se l’avouer. Surtout après ses retrouvailles avec l’homme justement, des retrouvailles qu’il ne s’était pas du tout attendu à vivre d’ailleurs. Albus n’avait donc pas grand-chose à dire à ce sujet, en dehors du fait qu’il ne pouvait donc pas contredire les propos de la jeune sorcière, sans pour autant non plus avoir envie de les confirmer. Et ça lui convenait parfaitement que la jeune femme ne cherche pas à en dire plus. Dans tous les cas, il était évident qu’elle en savait plus que personne d’autre, qu’elle était sans doute celle qui devait le connaître plus que quiconque (en dehors de Gellert justement et encore, ce dernier ignorait tant de chose à son sujet également). Et il n’y avait donc rien à dire de plus.

Le professeur préférait largement se concentrer sur la capacité que la jeune femme avait de rentrer dans l’esprit des autres, d’une manière si simple. Quand le professeur de métamorphose de Poudlard avait passé des années et des années pour augmenter ses capacités, pour parvenir si facilement à entrer dans l’esprit des autres, Queenie Goldstein y parvenait si facilement. La jeune femme ne manquait pas de lui affirmer d’ailleurs que c’était trop facile, que c’était plus fort qu’elle. Et Albus osait croire qu’il comprenait parfaitement ce qu’elle voulait entendre en disant cela, le fait qu’elle ne parvenait pas à faire comprendre à ses proches qu’elle ne faisait pas exprès, qu’elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle n’avait rien demandé à personne et pourtant, elle parvenait si facilement à lire l’esprit et les sentiments des autres. Albus savait ce que cela faisait de ne pas s’en empêcher de lire dans l’esprit des autres, mais c’était quelque chose qu’il avait désiré. Quelque chose qu’il avait cherché à obtenir. Il ne pouvait donc pas regretter quoi que ce soit.

« Et vos proches ont du mal à comprendre que vous ne pouvez pas vous empêcher de capter leurs pensées. » Il ne posait pas la question, c’était une affirmation. Il le savait, les proches avaient de bonnes raisons d’avoir du mal à comprendre après tout, puisqu’ils ne pouvaient pas se mettre à sa place. « Mais vous avez un don, vous ne devez pas laisser les autres vous mettre le doute. » Albus considérait réellement que les capacités de Queenie étaient un don. Le genre de don que beaucoup lui envierait. « Et vous vous en servez d’une très bonne manière. »

Il le savait, ce n’était pas juste des propos comme cela, il en avait parfaitement conscience. Queenie Goldstein était le genre de jeune femme avec une très belle âme. Elle ne se servait pas de ses dons d’une mauvaise manière.
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Jeu 17 Mai - 17:51


Vide ton esprit de toi-même.
C'

était... libérateur, pour elle, que de parler à Albus Dumbledore. Non content de ne pas lui reprocher son indiscrétion, il se montrait d'une compréhensivité comme elle n'avait eu que peu d'occasions d'en rencontrer. Il savait parfaitement se mettre à sa place et comprendre ce par quoi elle passait, et cela faisait vraiment un bien fou. Oh, elle n'irait certainement pas reprocher aux personnes qui lui étaient le plus proches (et qui pour la peine n'étaient pas bien nombreuses) de ne pas faire preuve de tolérance vis-à-vis de son don, mais il est vrai qu'ils comprenaient difficilement son incapacité à se maintenir à l'écart des pensées d'autrui. Le professeur de métamorphose l'énonçait comme une évidence, et c'en était effectivement une, seulement lui la comprenait sans qu'elle ait besoin de justifier, les autres... eh bien, ils ne pouvaient pas comprendre. Mais elle ne leur en voulait pas. Elle savait que parfois, Tina s'agaçait de ne pas pouvoir avoir son jardin secret à cause d'elle, elle se rendait bien compte qu'elle fuyait obstinément son regard, parfois, pour rester maîtresse de ses pensées et elle s'en voulait de son indiscrétion involontaire. Seulement, elle n'y pouvait rien, ça faisait partie d'elle. Et si c'était un don, comme l'affirmait son interlocuteur, cela avait parfois tendance à ressembler à une malédiction. Mais cela avait le mérite de lui imposer de s'entourer de bonnes personnes, aux pensées qui n'avaient rien de nocives. Des personnes comme Tina, qui était sûrement la femme la plus droite qu'elle connaissait. Des personnes comme Jacob... qui était la bonté incarnée.

-Je fais de mon mieux, en tout cas,
répondit modestement la jeune femme, parce qu'elle n'était pas forcément certaine d'utiliser toujours ses pouvoirs à bon escient...

Mais disons au moins qu'elle n'était pas malhonnête. Jamais elle ne se servirait des pensées qu'elle captait pour nuire à autrui. Si elle s'en servait, ce n'était jamais que pour protéger les personnes qui lui étaient chères, jamais pour enfoncer autrui. Raison pour laquelle le secret de son interlocuteur serait bien gardé, avec elle... et elle ne pensait pas avoir besoin de le rassurer à ce sujet, au demeurant, elle sentait qu'il en avait parfaitement conscience.

-Je crois que j'aurais beaucoup à apprendre de votre expérience. Je regrette que vous ne soyez que de passage dans ma vie.

Oui, les circonstances terribles qu'elle endurait (enfin, sa soeur plus qu'elle) avaient au moins ce mérite-là : lui permettre de faire des rencontres qu'elle estimait essentielles, fondatrices. Sans cela, jamais elle n'aurait rencontré Dumbledore, jamais elle n'aurait rencontré Newt (mais son petit doigt lui disait que lui ne ferait pas que passer dans sa vie, elle s'assurerait que non, en tout cas, étant donné l'affection que lui portait sa soeur). Surtout, jamais elle n'aurait rencontré Jacob. Mais lui aussi n'était que de passage...



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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Dim 29 Juil - 22:04

Vide ton esprit de toi-même.
Albus afficha un sourire quand la jeune Queenie affirma qu’elle faisait de son mieux pour se servir de la bonne façon de ses pouvoirs. Le professeur ne se posait même pas la question de son côté, il le savait que la jeune femme le faisait. Parce qu’elle avait un bon fond, elle n’utilisait pas ses pouvoirs pour des mauvaises actions. Et il ne risquait pas de douter une seule seconde, parce qu’il considérait qu’il parvenait quand même à cerner suffisamment son interlocutrice. Comme celle-ci n’avait pas manqué de le cerner également, alors qu’il lui laissait la possibilité de voir au plus profond de son esprit. Même si le professeur n’avait pas l’intention de la laisser continuer, afin qu’elle n’en sache pas trop non plus. Même si elle en savait déjà beaucoup plus que la plupart des personnes. En fait, en dehors de Gellert et de son frère, personne n’avait été capable de le cerner comme elle l’avait fait. Et il savait qu’elle ne se servirait pas pour autant de ces informations pour lui nuire.

La jeune femme lui affirma qu’elle considérait qu’elle aurait beaucoup à apprendre de son expérience, et mine de rien Albus ne pouvait pas nier qu’il avait bien envie de partager son expérience avec elle justement. En grande partie parce que le professeur de métamorphose n’avait pas vu de personne capable d’entrer dans l’esprit des autres avec autant de facilité. Elle ne devait pas être la seule, mais c’était la première fois qu’il en croisait une. Mais il semblait évident que leurs vies prenaient un chemin identique pour une courte durée. Albus n’était que de passage dans la vie de la jeune femme, comme celle-ci n’était que de passage dans sa vie. Il n’y avait aucune raison d’imaginer que ça puisse être autrement en même temps. Mais Albus savait bien que son interlocutrice ne pensait pas qu’à lui, elle pensait à d’autres personnes qui n’étaient que de passage dans sa vie.

« Rien ne vous empêche de profiter de mon expérience le temps que c’est possible. » Dit-il dans un fin sourire, avant de marquer une pause et de laisser le temps couler quelque seconde en silence. « Ou de profiter de la présence des autres. » Nouvelle pause. « J’ai toujours pensé que les rencontres n’étaient jamais par hasard. » Même si ça n’avait pas toujours de bonnes terminaisons, bien au contraire. La preuve avec ce qui s’était passé avec Gellert, mais pas seulement… le futur allait lui donner de nouvelle preuve. « Ce moldu me semble être quelqu’un de fort sympathique. »

Albus avait eu l’occasion de discuter un peu avec Jacob Kowalski en effet et il appréciait ce jeune homme. Il aimait son côté optimiste, cette naïveté même dont il savait faire preuve. Et il ne savait que trop bien que son interlocutrice tenait à lui. Il devrait lui conseiller d’y renoncer, parce que dans son pays ce n’était pas possible… mais il trouvait ça trop horrible de brimer des sentiments comme ça
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Dim 29 Juil - 23:10


Vide ton esprit de toi-même.
L

a jeune femme sourit à la première réponse de son interlocuteur. Même s’il est vrai que leurs chemins se sépareraient bien vite une fois toute cette histoire terminée (et il fallait qu’elle se termine vite, même si Queenie ne savait s’empêcher d’avoir un avis mitigé sur la question par la force des choses), il est vrai qu’elle pouvait toujours bénéficier de son expérience tant qu’il était là. Et elle en avait l’intention, en effet. Il y avait chez Albus Dumbledore un fond de sagesse et aussi quelque chose de rassurant, de vraiment rassurant. Elle se sentait comprise pour la toute première fois, du moins quand il était question de ses pouvoirs, et elle ne devait pas passer à coté de cela sous prétexte que cette situation était temporaire. Il fallait s’imprégner de toutes les rencontres que l’on faisait, là encore, Queenie ne pouvait qu’être d’accord avec son interlocuteur, et des rencontres significatives, il est certain qu’elle en avait sous les yeux. Qu’il s’agisse de l’homme qu’elle avait sous les yeux, de Newt… et encore et surtout de Jacob, et c’était évidemment de lui qu’Albus parlait en priorité.

Elle aimait entendre que le professeur de métamorphose pensait la même chose que lui, quant au fait qu’aucune rencontre n’avait jamais lieu par hasard. Elle le pensait, et plus que jamais depuis qu’elle avait fait la connaissance du no-maj qui savait si bien faire battre son cœur. Elle était convaincue qu’elle était destinée à rencontrer Jacob, comment expliquer sinon l’évidente alchimie qu’il y avait entre eux. Ils s’étaient aimés en un regard, et n’avaient cessé de s’adorer depuis. Le sourire de la jeune femme s’agrandit à l’évocation du jeune homme, d’ailleurs. C’était bien simple, elle ne pouvait de toute façon pas penser à lui sans sourire, c’était plus fort qu’elle, c’était simple, c’était vrai, c’était naturel… en fin de compte, c’était eux, et si quelqu’un pouvait bien le comprendre, c’était Dumbledore. Elle pourrait bien lui reprocher son indiscrétion alors qu’il lui parlait de Jacob, mais puisqu’elle-même ne s’était pas privée de fouiller le passé sentimental (peut-être encore trop présent) de son interlocuteur, elle n’avait clairement pas son mot à dire. Et puis, ça ne la dérangeait pas, de lui en parler. Elle l’aimait. C’était un fait, c’était ainsi, elle n’avait pas la moindre envie de s’en cacher, en réalité. Elle préfèrerait le crier sous tous les toits si on le lui permettait, d’ailleurs.

-Je crois que je n’avais jamais rencontré qui que ce soit dans ma vie, avant lui, qui soit si… fondamentalement bon. Je peux lire en lui autant que je le veux, il n’y a jamais rien dont il puisse avoir honte. Et ça m’apaise…
Parce que c’était si rare de capter des pensées réellement pures, qui n’étaient perverties par rien. Elle baissa les yeux. Elle l’aimait, son interlocuteur l’avait forcément deviné, ce n’était même pas la question. Le problème, c’est que cette histoire était impossible. Je n’ai pas envie de le perdre.

Et comment ne pas craindre que cela arrive. Ils ne le voulaient pas, mais ça ne dépendait pas d’eux.




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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Lun 1 Oct - 15:16

Vide ton esprit de toi-même.
Albus avait l’habitude par moment de se retenir de dire certaine chose à certaine personne, quand il parvenait à capter leurs pensées. Tout comme dans d’autres moments, il pouvait aussi se montrer indiscret. C’était le cas en cet instant précis, alors qu’il mentionnait Jacob Kowalski. Oh, il ne parlait pas directement du fait que les jeunes gens avaient vu naître des sentiments forts l’un envers l’autre, mais il savait bien que Queenie allait comprendre où il voulait en venir. Ce n’était pas comme s’il pouvait ignorer le fait que la jeune femme avait eu un grand coup de cœur pour le moldu. Il n’y avait pas forcément besoin de lire dans les esprits des autres pour le deviner, il suffisait de voir comment ils se regardaient. Mais effectivement, Albus avait aussi la capacité de lire tout l’amour que la jeune Queenie ressentait pour le moldu et inversement. Tout comme le fait qu’elle n’avait aucune envie de le perdre, qu’elle ne voulait pas forcément que la situation s’arrange, parce qu’à ce moment là elle allait perdre l’homme dont elle était tombée amoureuse. Malheureusement, Albus Dumbledore était trop bien placé pour la comprendre, même s’il ne l’avouerait sans doute jamais (et pas plus aux autres qu’à lui-même).

Albus afficha un sourire quand la jeune femme précisa qu’elle n’avait jamais rencontré une personne aussi bonne de sa vie, précisant au passage que ça avait le don de l’apaiser. Le professeur de métamorphose pouvait clairement comprendre ce que la sorcière voulait dire. Pour le peu qu’il avait pu passer de temps en compagnie du jeune boulanger, il confirmait aussi le fait qu’il était vraiment pur. Ce n’était pas bien difficile de lire en lui, justement parce qu’il n’avait rien à cacher en plus. Ce n’était pas forcément étonnant que la jeune femme soit tombée sous le charme du jeune homme et Albus ne pouvait pas s’empêcher de trouver qu’ils allaient très bien ensemble. Malheureusement, la situation était plus complexe qu’elle ne devrait être.

« J’ai toujours regretté les lois restrictives de votre gouvernement. »
Dit-il alors, pour ponctuer les propos de la jeune femme. C’était évident qu’au vu de la situation, une fois que la situation allait être réglée, ils n’avaient aucune de continuer de se voir. Et le professeur trouvait ça vraiment dommage. Même s’il comprenait d’où venait le fondement de cette loi empêchant les sorciers d’avoir des relations avec les moldus, il trouvait ça beaucoup trop restrictif. « Mais qui vous dit que vous allez vous perdre ? » Albus se montrait peut-être un peu trop optimiste pour le coup, mais il n’avait justement aucune envie que la jeune femme se montre trop pessimiste. « Vous ne pouvez pas savoir comment les choses vont se passer. Peut-être que vous allez trouver une solution. »

Ça n’allait pas être évident bien sûr, mais en même temps s’ils s’aimaient à ce point… Albus avait envie de croire que rien ne pourrait les séparer. Même si c’était bien plus facile à dire qu’à faire.
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Message#Sujet: Re: Vide ton esprit de toi-même. Queenie)   Lun 1 Oct - 20:26


Vide ton esprit de toi-même.
Q

ueenie devait bien reconnaître, assez égoïstement, qu'elle n'avait jamais songé à remettre en question les lois du gouvernement sorcier américain avant que Jacob n'entre dans sa vie. Elle admettait que c'était peu altruiste et bien naïf (le premier qualificatif lui ressemblant bien peu et le second davantage, encore qu'occasionnellement), mais elle se contentait de faire comme elle avait toujours fait. On lui avait appris qu'il ne fallait pas fréquenté les moldus, alors elle n'avait pas cherché à fréquenter les Moldus. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle éprouvait la moindre animosité à leur égard, pourtant, c'était juste... comme ça. Et en travaillant pour le MACUSA, elle ne cautionnait évidemment que davantage le système, puisqu'elle y participait. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, elle ne voyait plus du tout les choses de la même manière. Bien sûr, quand elle avait rencontré Jacob, il y avait eu une part de fascination et d'interdit dans son ressenti vis-à-vis de lui qui avait sans doute accentué ses sentiments (même s'ils étaient sincères dans tous les cas)... Mais c'est là, clairement, qu'elle avait compris que certaines choses devraient changer dans les règlementations américaines. Mais à son échelle, ce n'est pas comme si elle s'imaginait capable de se soulever contre tout un gouvernement. Même par amour. Même pour cet amour. Qui était clairement le plus fort et le plus intense qu'elle vivrait jamais, elle n'avait aucun doute là-dessus.

Un amour qu'elle savait impossible... mais qui était si évident que tout le monde semblait d'avis qu'il ne l'était pas tant. En même temps, pourquoi faire des relations si certaines et puissantes si ces dernières ne devaient se conclure par une vraie histoire. Certes, leur histoire avait déjà commencé, mais une hostoire comme la leur devait-elle vraiment avoir une fin ? Elle n'avait pas envie d'y croire. Pas un seul instant, même. En tout cas, les mots de son interlocuteur lui faisaient du bien. Parce que si quelqu'un s'y connaissait en amour qu'il faut savoir laisser vous échapper, qu'il le veuille ou non, c'était bien lui. Et il l'encourageait pourtant à s'accrocher. C'était le genre de conseils qu'elle avait envie, besoin d'entendre...

-Jacob m'a dit quelque chose de similaire,
dit-elle doucement, un tendre sourire aux lèvres, lui aussi lui avait garanti qu'ils trouveraient une solution. Elle savait bien sûr qu'il n'était pas certain du tout de ce qu'il voulait lui assurer, mais il l'avait fait tout de même, et il fallait sans doute y croire pour commencer réellement à pouvoir le concevoir bel et bien. C'est le "peut-être" qui me dérange, ajouta-t-elle alors. J'ai rien contre les surprises mais... j'aime mieux quand elles sont bonnes.

Comme la surprise de cette rencontre, de cette conversation, de sa complicité trouvée avec le professeur de métamorphose.



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